• 1er mai

    Je vous souhaite un bon 1er mai

    Avec ce petit brin de muguet

    Qui embaumait mon jardin

    Plaisir du matin

     

    Avant que gens qui pleurent

    Juste une petite fleur

    Alors que gens qui rient

    Goûtons à l'harmonie

     

    Oui l'avenir est incertain

    Prenons notre bâton de pèlerin

    Offrons nous chaque jour

    Une pincée d'amour

    1er mai

    Ce bouquet offert ce jour en amitié et affection 

    Bonne journée exceptionnelle

    A bientôt

    Pour la suite de mes pérégrinations

     


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  • Embellie

    Quand l'horizon s'éclaircit

    Embellie

    ................

    Les lendemains se projettent

    à venir

    Se débrident dans la tête

    En désir

    L'espérance a ses raisons

    Utopie

    Juste regarder l'horizon

    En vie

    Embellie

    Quand les fleurs s'épanouissent

    Promesse

    Des framboisiers qui grandissent

    Richesse

    Embellie

    Demain les fleurs éphémères auront disparues

    Fanées

    Mon ginkgo biloba ici ou là m'aura survécu

    Eternité

    J'ai pour chacun le même regard

    Nature

    Jouissons avant qu'il ne soit trop tard

    Epicure

     

    Tout ça pour vous dire : tout va pour le mieux

    A demain exceptionnellement pour celles et ceux qui voudraient vite savoir à quoi je n'ai pu résister ... 

     


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  • Pleine lune

    Pleine lune du 11 avril 2017

     

    Belle dans sa plénitude

    Séléné éclaire mon ciel

    Je rentre alors en zénitude

    Même si ce n'est lune de miel

     

    Sa couleur opaline

    Où ses reliefs affleurent

    Lui donne l'air coquine

    Je nous vois comme sœurs

     

    Alors du fond de mon cœur

    Comme à une confidente

    Je lui conte en douceur

    Mes pensées ardentes

     

    Veille s'il te plait belle Dame

    Sur mes amis en détresse

    Qui souffrent dans leur âme

    Dans leur corps. Besoin de tendresse

     

    Comme en vagues dans le ressac

    A leurs maux fait caresse

    Puis qu'ils tournent casaque

    Et détalent en vitesse

     

    Veille aussi notre unique satellite

    Sur la planète terre en folie

    Quand nos certitudes se délitent

    Oh ! retrouver l'harmonie

     

    Avant que tout ne devienne dégradable

    Quand comme dinosaure l'humain

    Dans son inconscience coupable

    Ne disparaisse ... demain

     

    Je vous souhaite une belle journée

    A bientôt 


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  • Dimanche

    Sur la portée du clocher

    Minuit ne carillonne plus

    Les heures ne s'égrènent pas

    Laissant à la nuit son silence

    Dimanche

     Demain quand sonneront matines

    Les oiseaux poseront les notes

    D'une ode au soleil levant

    En trilles joyeusement

     

    A bientôt

     


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  • Voyage

     

    A la manière des "Djinns" de Victor Hugo

    Voyage

    Rouge
    La voiture

    Un voyage
    Trois amies
    Rêves de paysage
    Les voilà parties

    L'itinéraire s'affine
    Les étapes sont concrètes
    Le parcours se dessine
    Nos trois amies s'apprêtent.

    Les cartes, sur la table, sont dépliées
    Défilent étapes hôtels "Beaurivage"
    Les amis font place au creux de l'amitié
    Temps des retrouvailles, joie du partage

    Le grand jour se lève, à l'aube, du petit matin
    Les volets se referment et l'aventure commence
    Sacs et valises s'entassent dans le coffre restreint
    Les rires éclatent, c'est la saison de la transhumance

    Sur l'asphalte encore frais, la voiture dévore les kilomètres
    Les paysages défilent ou sollicitent l'œil du photographe
    Les amies alors sortent le panier quand le site s'y prête
    Le périple reprend son cours vers la prochaine étape

    Chaque jour rapproche un peu plus de l'océan
    Quand les grands mâts s'invitent loin sur l'horizon
    Les mouettes, les senteurs iodées du Morbihan
    Tout est là pour faire naître au cœur un frisson

    Ainsi de jours en jours marchant sur la plage
    Sous le soleil d'été se mirant dans la mer
    Leurs pieds foulent le sable fin du rivage
    Les pensées volent au delà de la terre

    Vient la fin du temps des loisirs
    C'est vers leur lieu de résidence
    Que la route doit les conduire
    Terminées plages et vacances

    S' ouvrent alors fenêtres
    Rangent sacs et valises
    Tout dans les carnets
    Les souvenirs gisent

    La voiture
    Rouge

    2010

    Voyage

     

    Victor HUGO   (1802-1885)

    Les Djinns
    Murs, ville,
    Et port,
    Asile
    De mort,
    Mer grise
    Où brise
    La brise,
    Tout dort.

    Dans la plaine
    Naît un bruit.
    C'est l'haleine
    De la nuit.
    Elle brame
    Comme une âme
    Qu'une flamme
    Toujours suit !

    La voix plus haute
    Semble un grelot.
    D'un nain qui saute
    C'est le galop.
    Il fuit, s'élance,
    Puis en cadence
    Sur un pied danse
    Au bout d'un flot.

    La rumeur approche.
    L'écho la redit.
    C'est comme la cloche
    D'un couvent maudit ;
    Comme un bruit de foule,
    Qui tonne et qui roule,
    Et tantôt s'écroule,
    Et tantôt grandit,

    Dieu ! la voix sépulcrale
    Des Djinns !... Quel bruit ils font !
    Fuyons sous la spirale
    De l'escalier profond.
    Déjà s'éteint ma lampe,
    Et l'ombre de la rampe,
    Qui le long du mur rampe,
    Monte jusqu'au plafond.

    C'est l'essaim des Djinns qui passe,
    Et tourbillonne en sifflant !
    Les ifs, que leur vol fracasse,
    Craquent comme un pin brûlant.
    Leur troupeau, lourd et rapide,
    Volant dans l'espace vide,
    Semble un nuage livide
    Qui porte un éclair au flanc.

    Ils sont tout près ! - Tenons fermée
    Cette salle, où nous les narguons.
    Quel bruit dehors ! Hideuse armée
    De vampires et de dragons !
    La poutre du toit descellée
    Ploie ainsi qu'une herbe mouillée,
    Et la vieille porte rouillée
    Tremble, à déraciner ses gonds !

    Cris de l'enfer! voix qui hurle et qui pleure !
    L'horrible essaim, poussé par l'aquilon,
    Sans doute, ô ciel ! s'abat sur ma demeure.
    Le mur fléchit sous le noir bataillon.
    La maison crie et chancelle penchée,
    Et l'on dirait que, du sol arrachée,
    Ainsi qu'il chasse une feuille séchée,
    Le vent la roule avec leur tourbillon !

    Prophète ! si ta main me sauve
    De ces impurs démons des soirs,
    J'irai prosterner mon front chauve
    Devant tes sacrés encensoirs !
    Fais que sur ces portes fidèles
    Meure leur souffle d'étincelles,
    Et qu'en vain l'ongle de leurs ailes
    Grince et crie à ces vitraux noirs !

    Ils sont passés ! - Leur cohorte
    S'envole, et fuit, et leurs pieds
    Cessent de battre ma porte
    De leurs coups multipliés.
    L'air est plein d'un bruit de chaînes,
    Et dans les forêts prochaines
    Frissonnent tous les grands chênes,
    Sous leur vol de feu pliés !

    De leurs ailes lointaines
    Le battement décroît,
    Si confus dans les plaines,
    Si faible, que l'on croit
    Ouïr la sauterelle
    Crier d'une voix grêle,
    Ou pétiller la grêle
    Sur le plomb d'un vieux toit.

    D'étranges syllabes
    Nous viennent encor ;
    Ainsi, des arabes
    Quand sonne le cor,
    Un chant sur la grève
    Par instants s'élève,
    Et l'enfant qui rêve
    Fait des rêves d'or.

    Les Djinns funèbres,
    Fils du trépas,
    Dans les ténèbres
    Pressent leurs pas ;
    Leur essaim gronde :
    Ainsi, profonde,
    Murmure une onde
    Qu'on ne voit pas.

    Ce bruit vague
    Qui s'endort,
    C'est la vague
    Sur le bord ;
    C'est la plainte,
    Presque éteinte,
    D'une sainte
    Pour un mort.

    On doute
    La nuit...
    J'écoute : -
    Tout fuit,
    Tout passe
    L'espace
    Efface
    Le bruit.

     

     Un peu de poésie

    Un peu de fantaisie

    Pour égayer la vie

     

    A bientôt ici ou chez vous 

     


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