• L'homme face à la mer (A & A et Cie n° 88)

    Photo Alain Menez

    Seul face à la mer

    C’était la fin de l’après-midi, Gwendal avait roulé toute la journée. L’homme et la bécane avaient besoin de se reposer avant de continuer leur route vers l’Espagne.

    Rien ne l’obligeait à s’arrêter ici ou là. Il était libre et ce coin d’atlantique après sa traversée de la Bretagne par la 4 voies, sans répit, lui apparaissait comme idéal ; La Vendée et ses belles plages un petit hôtel sans prétention mais plein de charme un repos romantique avant la foule ibérique et ses amis un peu bruyant, hystériques parfoiscomme on l’est à cet âge : la trentaine juste arrivée. C’était d’ailleurs pour cet évènement que la bande de trentenaires de l’année se réunissait. Mais en attendant, ses affaires posées, il avait marché vers l’infini, le lointain qu’il espérait pouvoir aller visiter un jour … l’Amérique mythique.

    Le soleil descendait avec douceur dans l’océan et faisait scintiller les vaguelettes. La plage était déserte et l’horizon à peine marqué se confondait presque avec l’immensité océanique. Posé à la limite des vagues, dans ce moment magique où la mer est étale, il se sentait envahi par un bien être insoupçonné pour lui toujours en mouvement souvent sur la route allant de chantiers en chantiers à bord de sa fourgonnette.

    Sa vie s’étala devant lui, agréable, un boulot, une bonne forme, des amis, une famille attentive, un coin de France sympathique en Bretagne ou en Normandie suivant les caprices du Couesnon. Oui mais, il lui manquait l’essentiel. Un être à aimer qui ne soit ni parentée, ni copains, ni même bécane, une vie (sa vie) à construire. Une bouffée de nostalgie l’envahie et le visage de Mélanie lui sauta à la figure. Vite il donna des petits coups de pieds dans le sable pour échapper à l’émotion. Elle l’avait quitté, il l’avait laissée partir, la page était tournée. La fraicheur soudain le fit frissonner. S’il avait eu une cigarette il l’aurait allumée, seulement il n’était pas fumeur et cette pensée incongrue éclaira sa face de mâle d’un sourire.

    Bon il était temps de rentrer et après une bonne nuit réparatrice il se sentit heureux à l’idée de retrouver toute la bande et de faire la fête et peut-être pourquoi pas d’accueillir une nouvelle aventure dans sa vie.

    La soirée en tête à tête avec l’océan, face à la mer, l’imprégnait encore et il savait qu’il reviendrait là, goûter à nouveau la beauté de la nature pour adoucir son existence et pourquoi pas n’être plus seul face à la mer.

     

    Décembre est le dernier mois de l'année alors allons voir 

    Ce que vous propesent mes compères !!!

     

    Petitalan

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    Alain Gautron 

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  • Le coq s'étrangle (A & A et Cie n° 87)

    Photo de Petitalan

    Le coq en colère

     

    Maurice ! Maurice !

    Ils n’ont que ce nom à la bouche

    Là je trouve que tu pousses le bouchon un peu loin Maurice

    Tu nous voles la vedette à tous les galinacés

    Moi je m’appelle Flamme ni Maurice ni chanteclerc

    C’est claire non

    Dans mon village paisible de qutre cent âmes une dizaine d’ânes

    Et quelques deux ergots et quatre pattes

    Je cocoricote

    Elles meuglent

    Ils bêlent

    Ils hahanent

    Aboient miaulent

    Et ça ne dérange personne

    Quand matines clochent à l’église voisine je chante

    Quand elles ont envie de verts patûrages elles meuglent

    Quand ils rêvent d’une belle anesse ils hahanent

    Quand ils voent passer le troupeau bêlant ils aboient

    Quand margot apporte la coupelle de lait frais ils miaulent

    Et quand Hadrien rejoint Margot dans la grange elle glousse

    Vous voyez la vie est belle

    .....................................

    Et puis un jour un couple de pharisien ivre de campagne arrive

    Huit jours de vacances …

    ...................................

    Au retour chez eux ils commentent

    Alors mes amis c’était comment votre séjour

    Voulez-vous toujours et là c’est capital

    Vous installer à la campagne à la retraite

    La retraite mais c’est là que nous l’avons faite

    D’abord pour trouver le bled le trou : Jalousie-en-Gouillouse

    En Auverge … Ca pas été de la tarte

    La chambre d’hôtes camping à la ferme qu’ils disent

    Je ne vous dis que ça raconte madame Pincebec

    Mais l’accueil était chaleureux

    La demoiselle de la ferme était jolie renrichit monsieur Pincebec

    Ah toi dès qu’un jupon virevolte tu te prends pour Monsieur cent mille violt

    … Le lendemain matin matines à la cloche

    Et bien sûr … comment s’appelle déjà le coq ! Maurice se met à cocoricoter

    La demoiselle appelle son troupeau de biquettes dont la chef fait tinter sa clochette

    La fermière installe dans la salle commune le petit déjeuner

    Délicieux s’esclaffe monsieur Pincebec il manquait pourtant la jeunette

    Puis une fois tout rangé c’est au tour des vaches de sortir au pré clarine en avant

    « Auprès de ma blonde qu’il fait bon fait bon dormir »

    Albert enfin je suis brune

    … Pour une journée ça aurait pu aller mais penser subir ce remue-menage huit jours

    Non et non je n’ai pas tenu.

    Alons allons Hortance m’a dit Albert ce n’ai que le premier jour

    Tout le monde c’est mit à la fête pour nous

    J’ai accepté de rester un jour de plus mais là la fête commencait à durer

    Je n’ai pas tenu plus j’ai fait agoniser ma belle-mère et nous sommes allés dans le midi

    Mais là les cigales enfin c’est une autre histoire …

    …………………………………………………………………………….

    Ouf j’ai eu peur que ces olibrius restent un jour de plus

    J’ai chanté deux fois plus fort deux fois dans le matin clair

    Mais ce qui m’a mit en colère c’est en regardant la télé sur TF1

    Jean-Pierre Ricard en son émission « le bonheur de la campagne »

    A relaté l’histoire de ce coq Maurice vous savez celui qui chante en Ré

    Il a interwieuvé un couple monsieur et madame Pincebec

    « Comment ce sont passées vos vacances  avez-vous aussi subi le désagrément invoqué ? »

    Pire monsieur Pastis (pardon Jean-Pierre c'est une fiction pas de friction)

    Nous on a eu les cloches les chèvres les vaches les ânes les chiens les chats Maurice il ne nous manquait plus que les cigales …

    Oui mais il y avait la jolie demoiselle pense monsieur Pincebec

    Depuis Flamme ne décolère plus Il s’en étrangle … ricoricoco ! cricriroco !

    Ah là Maurice tu as vraiment poussé les ronchons un peu loin !!! de notre paisible village mais de grâce fait toi oublier …

    Cocorico cocorico !!!

     

    Novembre s'en ai venu alors allons voir 

    Ce que vous propesent mes compères !!!

     

    Petitalan

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    Alain Gautron 

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  • Le cheval de fer

    photo d'Y. Gautron

    Le cheval de fer

    Le faire à cheval

    Un défi : 

    Sur une structure métallique

    Faire un cheval de fer avec des fers à cheval

    Et chacun de collecter chez le maréchal-ferrant

    Des fers à cheval

    Pendant ce temps le défideur fait sa sculpture aimantée

    Et chacun de lancer son fer à cheval

    La mémoire collective ne dira pas si les lanciers étaient à cheval

    Ni si toucher les fers à cheval porte bonheur

    Ni si en rentrant le soir la femme du boucher chevalin lui demandant

    • Chéri que mange-t-on pour le souper

    Il répondit :

    • De la tête de cheval et des haricots rouges !!!

    Réponse de ma sœur ainée à mes filles qui demandaient :

    On mage quoi Tata ?

    • De la tête de cheval et des haricots rouges !!!

     

    Tant qu’à faire de délirer …

     

    Octobre est arrivé  alors allons voir 

    Ce que vous propesent mes compères !!!

     

    Petitalan

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  • Les deux ours

     

    Photo d'Y Gautron

    A voir la photo il me revient une anecdote :

    Mounette et Monelle devaient se rencontrer pour la première fois lors du vernissage de l’exposition des 111 à l’hôtel dieu de Lyon oui mais comment se reconnaitre.

    J’aurais une veste blanche dit Monelle

    J’aurais une veste noire dit Mounette

    Début d’une longue amitié qui dura presque 10 ans avant que Monelle ne hisse la grand’ voile pour le chemin des étoiles

    Mais revenons à nos moutons ou plutôt à nos ours

    ……

    Bonjour Ours noir ne me dit pas que tu viens du Canada en vélo

    Bonjour Ours blanc ne me dit pas que tu viens de la banquise à pied

    Ainsi débuta la rencontre improbable de deux ours l’un noir l’autre blanc sur l’esplanade

    Non je viens de tourner un film en Arctique et je suis sélectionné pour la récompense suprême l’ours d’or

    L’ours d’or on dirait un gag

    Non non il y a des Oscars des Césars à Berlin ce sont les Ours d’or

    Mais toi que fais-tu là Ours noir

    J’accompagne deux amis tigres qui eux aussi ont joué dans un film : Les deux frères

    Ah oui j’en ai entendu parler c’est une histoire émouvante.

    Et quand est-il de ta banquise

    Elle était de glace maintenant elle fond

    Une grande sentimentale …

    Ben non c’est à cause du réchauffement

    Elle a trop d’admirateurs

    Mais non le dérèglement climatique.

    Au Canada aussi on en souffre

    Bientôt nous devront émigrer en Europe mais nos frères slovènes nous accueilleront-ils à pattes tendues.

    Je ne sais pas mais un conseil ne va pas en France on n’ai pas les bienvenus

    A misère misère

    Allez viens on va assister à ton triomphe et à celui des deux frères.

    Oui sachons profiter des bons moments qui nous rendent plus forts pour affronter l’adversité

    Ainsi parlaient deux Ours l’un blanc l’autre noir venus pour les récompenses de l’Ours d’or de Berlin

     

    C'est la rentrée alors allons voir 

    Ce que vous propesent mes compères !!!

     

    Petitalan

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    Alain Gautron 

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  • Le chat qui pense (A & A et Cie n° 84)

     Photo Y. Gautron

    Le penseur de Newton

     

    Qui es-tu toi moi je suis Ondine

    Moi on me nomme Reinette

    Je voudrais jouer comme une féline

    Rouler avec toi sur la moquette

     

    Je dormais tranquille dans mon panier

    Accrocher à une branche je bronzais

    J’allais la rejoindre me faire câliner

    J’attendais que sa main me cueille

     

    Quel mauvais génie m’a enfermée

    Quelle sorcière soudain m’a figée

    Depuis elle miaule mon prénom

    Depuis Newton est déboussolé

     

    Je trouve qu'il n'y a pas de morale à la disparition de sa petite bête aimée

    Qu'elle soit partie de son plein gré

    Qu'elle soit dans la souffrance

    Alors oui le soir au clair de lune je la miaule

    Claironne son prénom

    -*-*-*-*-*-*-*-

    Et que vous propesent mes compères !!!

     

    Petitalan

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