• Le chat noir (A & A et Cie n° 96)

    Photo de Alain Menez

    Je m’appelle Figaro

    Certains m’abhorrent

    D’autres m’adorent

    Moi peu me chaut

     

    Certains ne passent pas sous une échelle

    D’autres se signent sur mon passage

    Que m’importe si bonne gamelle

    Cette superstition d’un autre âge

     

    Au temps des Pharaons, signe de mort *

    Au temps des romains, maléfique

    Tel était alors mon sort

    Brulé comme sorcières ou hérétiques

     

    Pourtant comme minet de race

    Ou bien chat européen

    Je sais ronronner avec grâce

    Et vous charmer en doux câlins

     

    Je suis chat noir et Figaro

    Est-ce que je ne suis pas le plus beau

    M I A O U

     

    * Une histoire très ancienne
    La méfiance envers les chats noirs était déjà présente en Egypte ancienne ! Bien que les égyptiens aient vénéré les chats, la couleur noire était aussi pour eux associée à la mort et au deuil. Ainsi, les chatons noirs étaient mal vus et signes d'une mauvaise fortune à venir.

     Et un peu de fantaisie si vous repassez par là ...

    Octobre en automne installé un peu frisquet vous offre ses couleurs mordorées

    Courrez voir ce que mes compères vous ont concocté

    Petitalan

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    Alain Gautron  

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  • Photo Alain Menez

    Les trois randonneuses

     

    Elles étaient parties de bon matin

    Ensemble cheminer avec entrain

    En vacances les deux gamines

    Suivaient la mamie Bonnemine

    Elle avait de l’endurance

    Elles étaient en adolescence

     

    Les petites parisiennes

    En villégiature dans la Vienne

    Goûtaient avec plaisir le bon air

    Loin de la foule et du RER

    Bonnemine était heureuse

    De leurs exclamations joyeuses

     

    Au bout du chemin papy les attend

    Apportant le pique-nique réconfortant

    Coca chips et smartphones libérés

    Qu'elles avaient accepté de laisser

    Petit appel aux parents

    "Tu l’ croira pas maman" ....

     

    Septembre fait sa rentrée toujours en liberté surveillée alors courrez voir ce que mes compères vous ont concocté

    Petitalan

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  • Le héron et le bovin (A & A et Cie n° 94)

    Photo Alain Menez

    Le héron et le bovin

     

    Un jour un héron blanc

    Cherchait dans un champ

    Quelques petits rongeurs

    Qui feraient son quatre-heure

     

    Soudain venant sur son fief

    Sans qu’il lui en fît grief

    Un bovin de belle taille

    Les mâchoires en cisaille

     

    Veuillez vos distances garder

    S’écrie le volatile indigné

    Le bestiau n’en prend ombrage

    Continuant à son aise son ouvrage

     

      Qui vous permet !  S’esclaffe le volatile

    Déranger au milieu de mes brindilles

    Mon garde-manger objet de ma pitance

    Le bœuf dévore avec indifférence

     

    Soit on me dit « Garde-bœuf *» de race

    Assène le héron à la bête dont la passivité l'agace

    Avons-nous ensemble gardé les cochons

    Et rond et rond petit patapon

     

    Alors le bovin toise l’échassier

    Sachez mon jeune ami effronté

    Que vous êtes sur ma prairie

    Continuant à brouter sans répit

     

    Le héron d’un coup d’aile s’envola

    Vers le ruisseau en contre-bas

     

    Quand l’adversaire ne rentre pas dans le jeu, mieux vaut quitter la partie

     

    * Le Héron garde-bœuf est un oiseau blanc à la tête ronde. En plumage nuptial, il arbore des plumes orangées sur la tête, le dos et la poitrine.

     

    Juin fait juste son entrée avant la liberté surveillée courrez voir ce que mes compères vous ont concocté

    Petitalan

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     Photo de Yveline Gautron

     

    Les deux éléphantes

    Babby et Népal

     

    Nous éléphantes du cirque Pinder

    Avions le rythme des danses imposées

    Quatre pattes des oreilles et du derrière

    Nous bougions au pas cadencé

     

    Dressées à amuser les spectateurs

    Nous avions le rythme dans le sang

    Nous dansions sous les clameurs

    De gauche à droite arrière devant

     

    Puis vint l’heure de la retraite

    En villégiature au Parc de la tête d’Or

    Les gones de Lyon nous faisaient la fête

    Vous êtes belles mais dansez d’abord

     

    Ni oui ni non l’enclos est restreint

    Juste assez pour la chorégraphie

    Nous dansions le soir et le matin

    Sans arrêt aussi le midi et sans répit

     

    Avant nous Bangkok, Maouzi et Java

    Étaient venus rejoindre Mako

    Un drame aurait pu de vie à trépas

    Celer leur destin, sacrifiés trop tôt

     

    Après le départ de ses congénères

    Java nous a transmis la tuberculose

    Son décès nous cause grande misère

    Euthanasiez-moi ces deux choses

     

    Stéphanie de Monaco s’est battue

    Soignées guéries choyées dans le midi

    Ensemble quelques années de plus

    Moi Babby je reste seule depuis

     

    Népal au paradis des éléphants est partie

     

    Rien n’est jamais perdue il faut trouver sur sa route un ange …

     

     

    Pour mai fait ce qu'il te plait mais reste encore un peu confiné alors courez (virtuellement) voir ce que mes compères vous ont concocté

    Petitalan

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  • Photo Alain Menez

    Les mouettes

     

    Elles se rassemblaient derrière une zone d'encombrant

    L’appel avait été lancé sur divers réseaux sociaux de la toile

    Quittant les voiles des petits bateaux naviguant sur la Seine

    Elles arrivaient à tire-d-ailes. Seule en couple ou en groupe

     

    Le spectacle pour elles était saisissant … pensez donc !!!

    Dans les rues rien ou presque les humains avaient disparus

    Là où les voitures les motos les vélos saturaient l’espace

    Rien juste un silence presque inquiétant assourdissant

     

    On entendait chanter les oiseaux le vent dans les arbres

    Le clapotis de l’eau caressant la coque des péniches

    Et soudain vingt heures sonnantes des fenêtres ouvertes

    S’élevèrent des applaudissements et des « Mercis »

     

    "Tout d’abord on a eu peur on a cru qu’ils nous chassaient

    On a bien failli partir rejoindre les voiles des petits voiliers

    Mais pas de cri « Vos gueules les mouettes » juste des bravos

    Alors on a compris qu’il se passait une chose d’extraordinaire"

     

    Le début d’une prise de conscience

    Il est encore tôt pour imaginer l’après

    Là juste se protéger se confiner

    Pour moi rien ne sera comme avant

     

    Il a suffi d’un minus

    D’un Coronavirus

    Pour mette les hommes à genoux

    Sauront-ils profiter de la leçon !!!

     

     

    Pour Avril ne te découvre pas d'un fil et reste confiné alors courez (virtuellement) voir ce que mes compères vous ont concocté

    Petitalan

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