• Je suis seul ....

    Photo Alain Menez

    Demain

    Lorsqu’au sommet de ma réussite,

    Où la vie va de plus en plus vite,

    Dans la lumière des néons,

    Pas de temps à la compassion.

     

    Trois petites lignes sur les "Echos"

    Côtoient les pavés de l'éco.

    Un SDF ce matin est mort

    Sur le pavé pour seul décor.

     

    Lorsque la bourse fait la culbute,

    Plus dure alors en est la chute.

    Autour de moi tout se délite.

    Famille amis prennent la fuite.

     

    Au fond d'un bistrot, anonyme

    Se noient pensées, espoir intime.

    Ce soir juste pour un sourire

    Je vous donnerais mon empire

     

    Ce vagabond comme un miroir

    Que je n'ai jamais voulu voir

    Devient compagnon de beuverie

    Il est alors mon seul ami.

     

    Demain lisant votre journal

    Ma mort vous paraitra banale

    Juste trois mots au quotidien

    Feront l'écho de mon destin !!!

    2012

     

    Allez savoir pourquoi j’ai gardé le journal de cette journée funeste ou j’ai appris le décès de mon ancien collègue et ami quand nous travaillions ensemble.

    Puis la vie nous avait séparé lorsque la société avait licencié la moitie de son personnel y compris les cadres. Un grand groupe nous avait avalé puis rejeté.

    J’avais eu la chance de faire partie de ceux qui avaient été gardés

    Et me voilà en cet fin d’après-midi avec l’article de ce journal dans ma poche.

    Je n’ai pas envie de rentrer

    Il avait écrit ce poème quelques temps avant son décès

    Retrouvé dans ses affaires et publié dans le journal

    8 ans déjà

    Et le sentiment de l’avoir abandonné revient

    Ce soir je suis seul face à ma conscience

    Mes yeux se mouillent mais je ne sais plus si je pleure sur lui ou sur moi

    Soudain mon portable sonne

    « Chéri n’oublie pas que nous allons au théâtre ce soir avec nos amis Machin »

    Alors je presse le pas

    La vie me reprend

    C’est humain non !

    La page du journal se froisse un peu

    Le poème que j'ai écrit en 11-2012   sert d'introduction à l'illustration de la photo objet du défi.

    Rien de personnel. Ecrit au masculin !!!

     

    L'humain a tendance à passer à autre chose très vite

    Y a-t-il une morale à ça … à vous de voir 

     

    Pour mars rien de changer alors courez voir ce que mes compères vous ont concocté

    Petitalan

    http://petitalan-photodujour.over-blog.com/

    Alain Gautron  

    https://aurevebleu2.blogspot.com/ 

     


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  • Photo Alain Manez 

    La mouche que l’on dit « fine mouche »

    Volette légèrement au dessus de l’onde

    De petites touches en petites touches

    Elle pense ainsi parcourir le monde

     

    L’oiseau se posant sur la haie d’épineux

    La regarde moqueur lui donne consigne

    Monte plus haut plus haut dans les cieux

    Si tu veux dans la vie être fière et digne

     

    La grenouille sur le bord la guette amusée

    « L’oiseau te ment dans l’air il te gobera »

    Viens plutôt sur la brindille te baigner

    La bouche grande ouverte elle coasse

    Viens petite dans mon gosier te réfugier

     

    La mouche apeurée devant ce gouffre

    Voyant une feuille érigée en  toboggan

    Est-ce cargo se dit-elle je m’engouffre

    Elle saute dehors au lieu de sauter dedans

     

    De ses ailes vibrantes transmet l’impulsion

    Perchée sur la coquille elle reste médusée

    l’escargot voyageur a quitté la maison

    Ainsi la coquille est vide abandonnée

     

    La mouche avec philosophie se dit

    Restons sagement dans mon pré carré

    Que n’ai-je besoin de voir du pays

    La vie est trop courte pour la gaspiller

     

    Les conseilleurs n’étant pas les payeurs ne pas se laisser prendre aux belles paroles Comme aurait dit La Fontaine

     

    Pour février rien de changer alors courez voir ce que mes compères vous ont concocté

    Petitalan

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    Alain Gautron  

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    Article programmé

     


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  • Le chat et la pomme (A & A et Cie n° 89)

    photo : Y Gautron 

    Un jour Edith la femme de Loth désobéi et se retrouva transformée en statue de sel

    Ma servante (référence au livre de Bernard Werber : Sa majesté des chats) parfois se fâche et voudrait bien me transformer en statue de bronze pour que je reste sage comme ce chat devant sa pomme

    En même temps elle aime la chaleur de mon pelage ma vivacité et jouer avec moi

    Moi je rêve de la domestiquer d'en faire mon esclave.

    Mais avec la gamelle remplie et le panier douillet

    Bon laissez moi réfléchir si je change quelque chose

    L'ordi lui s'est éteint à jamais et là c'est le nouveau mais il faut encore faire des manipulations dès que tout est rétabli promis je lui laisse la place pour qu'elle vous raconte 

    Moi Quya ne sais pas encore me servir de cet engin qui a comme servante une souris ...

    Bonne année 2020 ... 

    Je vous miaoune 

    A bientôt

    Pour la nouvelle année rien de changer alors courez voir ce que mes compères vous ont concocté

    Petitalan

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    Alain Gautron  

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  • L'homme face à la mer (A & A et Cie n° 88)

    Photo Alain Menez

    Seul face à la mer

    C’était la fin de l’après-midi, Gwendal avait roulé toute la journée. L’homme et la bécane avaient besoin de se reposer avant de continuer leur route vers l’Espagne.

    Rien ne l’obligeait à s’arrêter ici ou là. Il était libre et ce coin d’atlantique après sa traversée de la Bretagne par la 4 voies, sans répit, lui apparaissait comme idéal ; La Vendée et ses belles plages un petit hôtel sans prétention mais plein de charme un repos romantique avant la foule ibérique et ses amis un peu bruyant, hystériques parfoiscomme on l’est à cet âge : la trentaine juste arrivée. C’était d’ailleurs pour cet évènement que la bande de trentenaires de l’année se réunissait. Mais en attendant, ses affaires posées, il avait marché vers l’infini, le lointain qu’il espérait pouvoir aller visiter un jour … l’Amérique mythique.

    Le soleil descendait avec douceur dans l’océan et faisait scintiller les vaguelettes. La plage était déserte et l’horizon à peine marqué se confondait presque avec l’immensité océanique. Posé à la limite des vagues, dans ce moment magique où la mer est étale, il se sentait envahi par un bien être insoupçonné pour lui toujours en mouvement souvent sur la route allant de chantiers en chantiers à bord de sa fourgonnette.

    Sa vie s’étala devant lui, agréable, un boulot, une bonne forme, des amis, une famille attentive, un coin de France sympathique en Bretagne ou en Normandie suivant les caprices du Couesnon. Oui mais, il lui manquait l’essentiel. Un être à aimer qui ne soit ni parentée, ni copains, ni même bécane, une vie (sa vie) à construire. Une bouffée de nostalgie l’envahie et le visage de Mélanie lui sauta à la figure. Vite il donna des petits coups de pieds dans le sable pour échapper à l’émotion. Elle l’avait quitté, il l’avait laissée partir, la page était tournée. La fraicheur soudain le fit frissonner. S’il avait eu une cigarette il l’aurait allumée, seulement il n’était pas fumeur et cette pensée incongrue éclaira sa face de mâle d’un sourire.

    Bon il était temps de rentrer et après une bonne nuit réparatrice il se sentit heureux à l’idée de retrouver toute la bande et de faire la fête et peut-être pourquoi pas d’accueillir une nouvelle aventure dans sa vie.

    La soirée en tête à tête avec l’océan, face à la mer, l’imprégnait encore et il savait qu’il reviendrait là, goûter à nouveau la beauté de la nature pour adoucir son existence et pourquoi pas n’être plus seul face à la mer.

     

    Décembre est le dernier mois de l'année alors allons voir 

    Ce que vous propesent mes compères !!!

     

    Petitalan

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    Alain Gautron 

    http://alain.apln-blog.fr/     

     


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  • Le coq s'étrangle (A & A et Cie n° 87)

    Photo de Petitalan

    Le coq en colère

     

    Maurice ! Maurice !

    Ils n’ont que ce nom à la bouche

    Là je trouve que tu pousses le bouchon un peu loin Maurice

    Tu nous voles la vedette à tous les galinacés

    Moi je m’appelle Flamme ni Maurice ni chanteclerc

    C’est claire non

    Dans mon village paisible de qutre cent âmes une dizaine d’ânes

    Et quelques deux ergots et quatre pattes

    Je cocoricote

    Elles meuglent

    Ils bêlent

    Ils hahanent

    Aboient miaulent

    Et ça ne dérange personne

    Quand matines clochent à l’église voisine je chante

    Quand elles ont envie de verts patûrages elles meuglent

    Quand ils rêvent d’une belle anesse ils hahanent

    Quand ils voent passer le troupeau bêlant ils aboient

    Quand margot apporte la coupelle de lait frais ils miaulent

    Et quand Hadrien rejoint Margot dans la grange elle glousse

    Vous voyez la vie est belle

    .....................................

    Et puis un jour un couple de pharisien ivre de campagne arrive

    Huit jours de vacances …

    ...................................

    Au retour chez eux ils commentent

    Alors mes amis c’était comment votre séjour

    Voulez-vous toujours et là c’est capital

    Vous installer à la campagne à la retraite

    La retraite mais c’est là que nous l’avons faite

    D’abord pour trouver le bled le trou : Jalousie-en-Gouillouse

    En Auverge … Ca pas été de la tarte

    La chambre d’hôtes camping à la ferme qu’ils disent

    Je ne vous dis que ça raconte madame Pincebec

    Mais l’accueil était chaleureux

    La demoiselle de la ferme était jolie renrichit monsieur Pincebec

    Ah toi dès qu’un jupon virevolte tu te prends pour Monsieur cent mille violt

    … Le lendemain matin matines à la cloche

    Et bien sûr … comment s’appelle déjà le coq ! Maurice se met à cocoricoter

    La demoiselle appelle son troupeau de biquettes dont la chef fait tinter sa clochette

    La fermière installe dans la salle commune le petit déjeuner

    Délicieux s’esclaffe monsieur Pincebec il manquait pourtant la jeunette

    Puis une fois tout rangé c’est au tour des vaches de sortir au pré clarine en avant

    « Auprès de ma blonde qu’il fait bon fait bon dormir »

    Albert enfin je suis brune

    … Pour une journée ça aurait pu aller mais penser subir ce remue-menage huit jours

    Non et non je n’ai pas tenu.

    Alons allons Hortance m’a dit Albert ce n’ai que le premier jour

    Tout le monde c’est mit à la fête pour nous

    J’ai accepté de rester un jour de plus mais là la fête commencait à durer

    Je n’ai pas tenu plus j’ai fait agoniser ma belle-mère et nous sommes allés dans le midi

    Mais là les cigales enfin c’est une autre histoire …

    …………………………………………………………………………….

    Ouf j’ai eu peur que ces olibrius restent un jour de plus

    J’ai chanté deux fois plus fort deux fois dans le matin clair

    Mais ce qui m’a mit en colère c’est en regardant la télé sur TF1

    Jean-Pierre Ricard en son émission « le bonheur de la campagne »

    A relaté l’histoire de ce coq Maurice vous savez celui qui chante en Ré

    Il a interwieuvé un couple monsieur et madame Pincebec

    « Comment ce sont passées vos vacances  avez-vous aussi subi le désagrément invoqué ? »

    Pire monsieur Pastis (pardon Jean-Pierre c'est une fiction pas de friction)

    Nous on a eu les cloches les chèvres les vaches les ânes les chiens les chats Maurice il ne nous manquait plus que les cigales …

    Oui mais il y avait la jolie demoiselle pense monsieur Pincebec

    Depuis Flamme ne décolère plus Il s’en étrangle … ricoricoco ! cricriroco !

    Ah là Maurice tu as vraiment poussé les ronchons un peu loin !!! de notre paisible village mais de grâce fait toi oublier …

    Cocorico cocorico !!!

     

    Novembre s'en ai venu alors allons voir 

    Ce que vous propesent mes compères !!!

     

    Petitalan

    http://petitalanplus.apln-blog.fr/

    Alain Gautron 

    http://alain.apln-blog.fr/     

     


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