• Le héron et le bovin (A & A et Cie n° 94)

    Photo Alain Menez

    Le héron et le bovin

     

    Un jour un héron blanc

    Cherchait dans un champ

    Quelques petits rongeurs

    Qui feraient son quatre-heure

     

    Soudain venant sur son fief

    Sans qu’il lui en fît grief

    Un bovin de belle taille

    Les mâchoires en cisaille

     

    Veuillez vos distances garder

    S’écrie le volatile indigné

    Le bestiau n’en prend ombrage

    Continuant à son aise son ouvrage

     

      Qui vous permet !  S’esclaffe le volatile

    Déranger au milieu de mes brindilles

    Mon garde-manger objet de ma pitance

    Le bœuf dévore avec indifférence

     

    Soit on me dit « Garde-bœuf *» de race

    Assène le héron à la bête dont la passivité l'agace

    Avons-nous ensemble gardé les cochons

    Et rond et rond petit patapon

     

    Alors le bovin toise l’échassier

    Sachez mon jeune ami effronté

    Que vous êtes sur ma prairie

    Continuant à brouter sans répit

     

    Le héron d’un coup d’aile s’envola

    Vers le ruisseau en contre-bas

     

    Quand l’adversaire ne rentre pas dans le jeu, mieux vaut quitter la partie

     

    * Le Héron garde-bœuf est un oiseau blanc à la tête ronde. En plumage nuptial, il arbore des plumes orangées sur la tête, le dos et la poitrine.

     

    Juin fait juste son entrée avant la liberté surveillée courrez voir ce que mes compères vous ont concocté

    Petitalan

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    Alain Gautron  

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     Photo de Yveline Gautron

     

    Les deux éléphantes

    Babby et Népal

     

    Nous éléphantes du cirque Pinder

    Avions le rythme des danses imposées

    Quatre pattes des oreilles et du derrière

    Nous bougions au pas cadencé

     

    Dressées à amuser les spectateurs

    Nous avions le rythme dans le sang

    Nous dansions sous les clameurs

    De gauche à droite arrière devant

     

    Puis vint l’heure de la retraite

    En villégiature au Parc de la tête d’Or

    Les gones de Lyon nous faisaient la fête

    Vous êtes belles mais dansez d’abord

     

    Ni oui ni non l’enclos est restreint

    Juste assez pour la chorégraphie

    Nous dansions le soir et le matin

    Sans arrêt aussi le midi et sans répit

     

    Avant nous Bangkok, Maouzi et Java

    Étaient venus rejoindre Mako

    Un drame aurait pu de vie à trépas

    Celer leur destin, sacrifiés trop tôt

     

    Après le départ de ses congénères

    Java nous a transmis la tuberculose

    Son décès nous cause grande misère

    Euthanasiez-moi ces deux choses

     

    Stéphanie de Monaco s’est battue

    Soignées guéries choyées dans le midi

    Ensemble quelques années de plus

    Moi Babby je reste seule depuis

     

    Népal au paradis des éléphants est partie

     

    Rien n’est jamais perdue il faut trouver sur sa route un ange …

     

     

    Pour mai fait ce qu'il te plait mais reste encore un peu confiné alors courez (virtuellement) voir ce que mes compères vous ont concocté

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  • Photo Alain Menez

    Les mouettes

     

    Elles se rassemblaient derrière une zone d'encombrant

    L’appel avait été lancé sur divers réseaux sociaux de la toile

    Quittant les voiles des petits bateaux naviguant sur la Seine

    Elles arrivaient à tire-d-ailes. Seule en couple ou en groupe

     

    Le spectacle pour elles était saisissant … pensez donc !!!

    Dans les rues rien ou presque les humains avaient disparus

    Là où les voitures les motos les vélos saturaient l’espace

    Rien juste un silence presque inquiétant assourdissant

     

    On entendait chanter les oiseaux le vent dans les arbres

    Le clapotis de l’eau caressant la coque des péniches

    Et soudain vingt heures sonnantes des fenêtres ouvertes

    S’élevèrent des applaudissements et des « Mercis »

     

    "Tout d’abord on a eu peur on a cru qu’ils nous chassaient

    On a bien failli partir rejoindre les voiles des petits voiliers

    Mais pas de cri « Vos gueules les mouettes » juste des bravos

    Alors on a compris qu’il se passait une chose d’extraordinaire"

     

    Le début d’une prise de conscience

    Il est encore tôt pour imaginer l’après

    Là juste se protéger se confiner

    Pour moi rien ne sera comme avant

     

    Il a suffi d’un minus

    D’un Coronavirus

    Pour mette les hommes à genoux

    Sauront-ils profiter de la leçon !!!

     

     

    Pour Avril ne te découvre pas d'un fil et reste confiné alors courez (virtuellement) voir ce que mes compères vous ont concocté

    Petitalan

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  • Je suis seul ....

    Photo Alain Menez

    Demain

    Lorsqu’au sommet de ma réussite,

    Où la vie va de plus en plus vite,

    Dans la lumière des néons,

    Pas de temps à la compassion.

     

    Trois petites lignes sur les "Echos"

    Côtoient les pavés de l'éco.

    Un SDF ce matin est mort

    Sur le pavé pour seul décor.

     

    Lorsque la bourse fait la culbute,

    Plus dure alors en est la chute.

    Autour de moi tout se délite.

    Famille amis prennent la fuite.

     

    Au fond d'un bistrot, anonyme

    Se noient pensées, espoir intime.

    Ce soir juste pour un sourire

    Je vous donnerais mon empire

     

    Ce vagabond comme un miroir

    Que je n'ai jamais voulu voir

    Devient compagnon de beuverie

    Il est alors mon seul ami.

     

    Demain lisant votre journal

    Ma mort vous paraitra banale

    Juste trois mots au quotidien

    Feront l'écho de mon destin !!!

    2012

     

    Allez savoir pourquoi j’ai gardé le journal de cette journée funeste ou j’ai appris le décès de mon ancien collègue et ami quand nous travaillions ensemble.

    Puis la vie nous avait séparé lorsque la société avait licencié la moitie de son personnel y compris les cadres. Un grand groupe nous avait avalé puis rejeté.

    J’avais eu la chance de faire partie de ceux qui avaient été gardés

    Et me voilà en cet fin d’après-midi avec l’article de ce journal dans ma poche.

    Je n’ai pas envie de rentrer

    Il avait écrit ce poème quelques temps avant son décès

    Retrouvé dans ses affaires et publié dans le journal

    8 ans déjà

    Et le sentiment de l’avoir abandonné revient

    Ce soir je suis seul face à ma conscience

    Mes yeux se mouillent mais je ne sais plus si je pleure sur lui ou sur moi

    Soudain mon portable sonne

    « Chéri n’oublie pas que nous allons au théâtre ce soir avec nos amis Machin »

    Alors je presse le pas

    La vie me reprend

    C’est humain non !

    La page du journal se froisse un peu

    Le poème que j'ai écrit en 11-2012   sert d'introduction à l'illustration de la photo objet du défi.

    Rien de personnel. Ecrit au masculin !!!

     

    L'humain a tendance à passer à autre chose très vite

    Y a-t-il une morale à ça … à vous de voir 

     

    Pour mars rien de changer alors courez voir ce que mes compères vous ont concocté

    Petitalan

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    Alain Gautron  

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  • Photo Alain Manez 

    La mouche que l’on dit « fine mouche »

    Volette légèrement au dessus de l’onde

    De petites touches en petites touches

    Elle pense ainsi parcourir le monde

     

    L’oiseau se posant sur la haie d’épineux

    La regarde moqueur lui donne consigne

    Monte plus haut plus haut dans les cieux

    Si tu veux dans la vie être fière et digne

     

    La grenouille sur le bord la guette amusée

    « L’oiseau te ment dans l’air il te gobera »

    Viens plutôt sur la brindille te baigner

    La bouche grande ouverte elle coasse

    Viens petite dans mon gosier te réfugier

     

    La mouche apeurée devant ce gouffre

    Voyant une feuille érigée en  toboggan

    Est-ce cargo se dit-elle je m’engouffre

    Elle saute dehors au lieu de sauter dedans

     

    De ses ailes vibrantes transmet l’impulsion

    Perchée sur la coquille elle reste médusée

    l’escargot voyageur a quitté la maison

    Ainsi la coquille est vide abandonnée

     

    La mouche avec philosophie se dit

    Restons sagement dans mon pré carré

    Que n’ai-je besoin de voir du pays

    La vie est trop courte pour la gaspiller

     

    Les conseilleurs n’étant pas les payeurs ne pas se laisser prendre aux belles paroles Comme aurait dit La Fontaine

     

    Pour février rien de changer alors courez voir ce que mes compères vous ont concocté

    Petitalan

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    Alain Gautron  

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    Article programmé

     


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