• Moutons au col d'Iraty (A & A et Cie n° 78)

    Photo Y G.

    Dis tu crois que si je monte en haut de l’arbre je pourrais sortir de cet espace fermé

    Mais pourquoi tu veux sortir

    Pour voyager

    Voyager mais pour quoi faire    aller où !

    En Australie

    Aux stralies … c’est où les Stralies

    Pas les Stralies en Australie dans le pays de nos ancêtres

    Les Gaulois

    Pourquoi les gaulois

    J’ai entendu une petite fille qui récitait sa leçon en chantant

    « Nos ancêtres les Gaulois
    Cheveux blonds et têt's de bois
    Longu's moustaches et gros dadas …

    Mais c’était une petite française

    Non c’était Marthe Inicaise de fort de France

    Non une martiniquaise mais la Martinique est française

    Alors pourquoi elle n’était pas blonde

    Pourquoi … parce que … là

     

    L’un continua son rêve vers le ciel

    L’autre continua à sauter de cailloux en cailloux

    Et tous les deux s’endormirent dans l’espace fermé.

    Qui est le sage qui est le fou !!!

    Moi j’ai choisi de m’exiler sur la terre de mes ancêtres la Bretagne …

     

    Courrez vite voir ce que mes complices ... euh ! compères vous proposent

    Petitalan

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    Alain Gautron 

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  • Moutns au col d'Iraty (A & A et Cie n° 77)

     Photo d'Y G

    Moutons au col d’Iraty

     

    Entre Le col de Roncevaux

    Sac à dos à pieds sur le Camino

    Et le col du Somport vers Santiago

    Le petit col d’Iraty

    Laisse paître ses brebis

    Sur l’herbe maigre en prairie

     

    Puis ivre de pâturage

    En douceur et massage

    Du pis le lait fera fromage

    Invité à la table du gourmet

    Avec confiture figue et entremet

    Salade de fruit petits fours sorbet

     

    Mais revenons à nos moutons

    Sur la montagne dans les vallons 

     

    Où gambadent béliers et brebis

    Sur les pentes du col d’Iraty 

     

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  • Photo Petitalan

    Le tronc d’arbre

    Le lundi matin le bucheron harnaché

    Sa hache sur l’épaule cheminait

    Dans la forêt comme un tâcheron

    Autour des arbres, tournait en rond

     

     Les végétaux en futaie assemblés

    Le regardaient tout feuillage tremblé

    S’il vous plait regardez notre jeunesse

    La vue de votre outil nous agresse

     

    Soudain l’homme des bois tressaille

    Lorsqu’il voit courant une volaille

    Un canard au long cou sans tête

    Qui au milieu de la clairière s’arrête

     

    Contes et légendes de son esprit s’emparent

    Est-ce Merlin Mélusine ou Conan le barbare

    Va-t-il être fauché comme herbe en pré

    Par l’Ankou dans sa charrette, emporté

     

    Ou le fantôme d’un feuillu décapité

    Non juste d’un arbre le tronc écorcé

    Laissé là lors du dernier coup d’abattage

    Hallucination désorientation ou mirage !!!

                  

    Si l’entretien de la forêt est nécessaire ne pas déforester à tort et à travers

     

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    Et ne vous privez pas de parcourir nos belles forêts

     

     


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  • Renard et corbeau (la suite)

    Il y a eu l'après Bécassine

    et aussi

    Dans mes fantaisies à la manière du groupe téléphone dans "Cendrillon"

    La suite de la fable "Le Chat la belette et le petit lapin" 

    Renard et corbeau (la suite)

    http://oceanique.eklablog.com/mes-fantaisies-c19166705/9

    Maintenant voilà l'après corbeau 

    Je ne vous narre pas la fable vous la connaissez

    ***

     

    Renard et corbeau ... les retrouvailles

     

    Maitre renard lunettes sur le nez s’appuyant sur sa canne dans un chemin creux trainait sa vieille carcasse soliloquait dans sa barbe sur ses aventures passées. Comme dans sa jeunesse il était finaud et rusé.

    C’est alors qu’au détour d’un sentier, perché sur le dossier d’un vieux banc délaissé, il vit éberlué son compère. Il lui revint en mémoire la manière avec laquelle il l’avait bien eu usant de ruse et flagornerie. Comme la madeleine de Proust il saliva en pensant au fromage vite gagné, vite dévoré. Il regarda son ancien ami un peu benêt d’alors. Trois plumes ornaient sa tête et son plumage était comme lissé avec un râteau aux dents écornées. Il tenait en son bec un fromage si blanc si fin qu’il semblait avoir été écrasé par une meule.

    A la vue du Goupil le volatile qui ne volait plus bien haut s’émut. Oui il lui en avait voulu. Oui honteux et confus il ne parla à personne de sa bévue sauf peut-être, les pattes sur la racine d’une bruyère au bord d’une fontaine, à Séléné, une nuit où elle se mirait dans l’onde pure revêtue de sa blanche hermine. D’autres oreilles indiscrètes avaient-elles entendu la confidence. Toujours est-il qu’un mercredi après-midi il vit avec stupéfaction une petite fille jouant à la marelle réciter une fable « Le Corbeau et le Renard ». C’était toute leur histoire au Goupil et à lui. Et même un je ne sais qui la narrer en argot. Il s’était caché puis enfuit en catimini. Pourtant des renards et des corbeaux il y en avait des milliers. Mais lui savait que ça les concernait.

    Bon revenons à nos moutons. Le vieux beau n’avait plus fière allure, un peu bigleux un peu boiteux. Le déplumé qui ne voyait pas sa propre déchéance riait sous cape. Doucement il posa sa pitance sur le banc et s’assis dessus. Mais malgré son handicape la manœuvre n’échappa pas au rusé qui déjà imaginait une intrigue à sa façon comme au bon vieux temps.

    Bien le bonjour mon ami.

    Croa, je n’en croa pas mes yeux, complice de jeunesse. Te voilà bien rendu en âge avancé.

    Eh oui, que veux-tu, les ans en sont la cause. Mais toi tu es toujours aussi fringant dans ta superbe redingote.

    A ses mots le corbeau se redresse. Se laisse prendre à ces compliments.

    Tu croas, pourtant comme toi je ne suis plus de première jeunesse.

    Moi j’ai dû courir pour échapper aux chasseurs. J’ai eu parfois le ventre vide. Pas de petit chaperon rouge à dévorer comme Mister Loup. Certain jour pas le moindre petit vermisseau.

    Il est vrai que moi j’ai pu picorer dans les champs, partager les rations des petits oiseaux du ciel mises en mangeoire pour les nourrir.

    Quoi qu’il en soit je te trouve toujours le plus bel hôte de ces bois.

    Le corbeau boit du petit lait, ne se sent plus de joie. Il se trémousse, tortille du croupion.

    Goupil pense – Corniaud, c’est gagné je vais encore le berner –

    Comme autrefois j’admirait ton envol plein de grâce. Me feras-tu le plaisir de m’en offrir un petit aperçu.

    Le volatile s’envole lourdement jusqu’au poteau voisin. C’est alors que redescendant de son petit nuage, sa mémoire le ramène plusieurs années en arrière. Il voit, marri, Maitre renard s’enfuir avec son trophée. Croa,croa, s’exclame-t-il rageur.

    Puis stupéfait il regarde son vieil ennemi glapir de souffrance. Il s’approche doucement. Trois dents tombent de la gueule du goupil. J’aurais pu me casser le bec moi aussi.

    Alors il se remémore la scène de la veille. Il cherchait sa pitance lorsque sur un terrain en pente il vit voler des fromages comme s’il en pleuvait. Il en attrapa un au vol. Un vieux reflexe lui était revenu et sans demander son reste son larcin en bec il partit pour le déguster en paix. Vous savez la suite …

     

    Tel est prit qui croyait prendre.

    Bien mal acquit ne profite jamais.

    Vous en avez d’autres des maximes à la noix. Croa, croa…

    *****

    Voici ma participation 

    Le choc d'une photo

    Le choix des mots

     

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    Alain Gautron

    http://alain.apln-blog.fr/   

     

    Je suis juste de retour d'une escapade à Lyon.

    Je pose mes valises, câline Ondine et viens vous voir. 

     


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  • Mouettes et canards sur glace (A & A et Cie n° 74)

    Photo de Alain Menez 

    Mouettes et canards sur glace

     

    N’aurons-nous pour dîner

    Que canards en gelée

    Pensait une assemblée de mouettes

    Dressées sur leurs gambettes

     

    Mais qu’ont-elles à nous lorgner

    Marmonnaient les volatiles sur eau glacée

    Vont-elles nous gober en canard

    Au fond d’un café sur marc

     

    Et chacun de s’observer en chien de faïence

    Une mouette osa un pas de danse

    Un patinage artistiquement exécuté

    Les autres se joignirent à la folle équipée

     

    Assis sur leur croupion les canards médusés

    S’ébrouèrent les plumes et bec décoincé

    Lancèrent un joyeux accompagnement

    Coin-coin coin-coin sur pattes en battement

     

    C’est alors que la pluie tambourinant

    Rompit la glace entre participants

    Les mouettes rieuses prirent envol

    Les canards sans barbarie s’étirent du col

     

    Et l’eau déglacée déridée se marre

    Ainsi va réunion en mouettes et canards

     

    Il suffit parfois que l’un des protagonistes fasse le premier pas pour que cesse toute animosité

     

    Allez voir chez mes coéquipiers

    Ce qu’ils ont à vous proposer

    Revenez prendre le café je vous offre le canard ...

     

    Petitalan

    http://petitalanplus.apln-blog.fr/

    Alain Gautron

    http://alain.apln-blog.fr/   

     


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