• Le goupil et le corbeau

    Le point de vue de l'arbre du corbeau dans le corbeau et le renard

    Paru dans le recueil : Télé ateliers d'écriture confinés

    animés par Cécile Mathias

     

    Je suis un chêne bien branchu même branché.

    Le vent fait bruisser mes feuilles quand le soir il vient me parler

    J’ai déjà de nombreuses années je suis respecté

    Mais que vient faire ici cet oiseau noir corbeau et que tient-il dans son bec … quel est cet objet rond blanc un peu plâtreux. Il semble heureux de sa prise alors que dans la chaumière près d’ici la mère de famille se désole. Mais qu’est donc devenu mon fromage. Sûr que le père ce soir va encore gueuler.

    Tiens mais ne serait-ce pas le goupil qui gesticule à mes racines.

    Le voilà qui s’adresse au corbeau. Mille compliments sur son plumage (il est un peu déplumé), sur son ramage (il chante rauque à faire peur).

    Le corbeau se redresse, bat un peu des ailes, se prend pour le phénix de ses bois.

    Il en perd toute de dignité. Et soudain dans un excès de mégalomanie il ouvre un large bec et croa croa croa. Bien sûr le fromage dans un beau vol plané atterrit aux pieds du goupil qui s’en saisit aussitôt. Il frétille de la queue regarde le corbeau, honteux de sa bévue, qui part au fond d’un fourré en confinement. Je l'ai bien berné ce corbeau. Allons déguster mon diner.

     

    Ah ces animaux quand ils veulent ressembler aux humains ils sont pitoyables.

     

    Dans la forêt lointaine moi j’entends le coucou du haut d’un autre chêne il répond au hibou !!! Coucou coucou hibou hibou coucou hibou.

    Croyez-moi je suis le plus heureux et je plains de tout cœur ce pauvre Brassens qui a abandonné son arbre.

    « Au pied de mon arbre je vivais heureux

    J’aurais jamais dû m’éloigner de mon arbre ».

     

     

    Ce soir là 5 juillet

    Le goupil et le corbeau

    c’est la pleine lune et Séléné comme le fromage de la fable me regarde avec bienveillance dans sa belle tunique opaline.

     

    -*-*-*-*-*-*-*-*-*-

     

    J'espère que vous aurez autant de plaisir à me lire que j'ai eu à écrire ... toujours sous la contrainte !!! 20 mn

    Merci

     

     


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  • Depuis quelques temps je participe à un atelier d'écriture animé par Cécile l'animatrice des Scribes de Lyon dont je faisais partie. Elle nous réunie à nouveau plus bien d'autres en virtuel

    Atelier du 20 avril 2020

    Inspirez-vous de l'image ci-dessus pour écrire un petit texte, soit du point de vue de la femme, à l'intérieur, soit du point de vue d'un voisin, d'une voisine, d'un oiseau, du rideau, de la fenêtre, même... Tous les points de vue sont permis. Vous pouvez même raconter cette scène depuis plusieurs points de vue si cela voue tente...

     

    Une soirée d’été la France est encore et toujours confinée.

    Je me présente : Je suis le drap de bain. Je me sèche à l’air du soir encore chaud. A la fenêtre de la chambre je m’ébroue.

    La partie que je viens de vivre me laisse épuisé, déboussolé. Je vous explique : Tout d’abord elle est entrée dans la chambre. Elle s’est déshabillée. Moi je ne voyais rien mais j’entendais le froissement des vêtements, le crissement des petites parures de soie. Quand elle a ôté ses chaussures sur laquelle sa nudité était perchée, j’ai frémi.

    Alors elle a poussé la porte de la douche, disposé ses produits de bain, puis elle a ouvert le placard où j’étais confiné. D’un geste doux elle m’a prise dans ses mains et avec plein de tendresse m’a caressé. Moi je ne voyais que la courbure de ses formes, les pleins et les déliés de ce corps parfait. Elle m’a déposé avec délicatesse sur le petit tabouret. Puis elle est entrée dans le tabernacle et l’eau chaude puis tiède puis presque fraîche l’a inondée. Dans le creux de sa main gracile elle a versé une noix de crème de lavage et parcourant son corps elle est devenue mousse, ouate, chantilly. Depuis son tabouret je suivais chacun de ses gestes. J’ai pris comme un coup de chaud quand elle a passé sa main sur des délices intimes. L’eau alors en cascade s’est répandue sur elle, j’en étais presque jaloux. S’ébrouant elle a posé ses pieds sur le tapis de bain m’a saisi d’un geste vigoureux qui m’a surpris. Mais quand elle m’a permis de courir sur toute sa personne de la pointe de ses cheveux à l’ongle vernissé de ses pieds en passant par ses monts et merveilles j’étais émoustillé. Ses longs cheveux séchés que j’avais frictionnés, avec une brosse elle les lissa.

    Et quand elle me mit à la fenêtre afin qu’à mon tour je sèche. J’entrevis le voisin qui applaudissait … il était 20 heures. ...

     

    Voilà une petite fantaisie récréative

    A bientôt


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  • Jacqueline

    Biarritz février 2007  

    Jacqueline : j'aime bien mon prénom.

    Avant on me fêtait avec Philippe le 1er mai. Je n'avais qu'un bouquet

    Puis on m'a fêtée toujours avec Philippe le 3 mai. J'avais deux bouquets

    Un jour le calendrier a mis à l'honneur une Sainte Jacqueline le 8 février

    Philippe se fête toujours avec Jacques le 3 mai. 

    Saint Jacques : A Paris, la Tour Saint Jacques départ ou passage des jacquets allant à Compostelle.

    Jacqueline

     

    J'ai aimé cette Tour bien avant d'en connaître la symbolique (Je suis née à Paris à la Bastille pas dans la prison... à Saint Antoine).

    Je suis allée à Compostelle, mais pas de Paris, j'habite à Lyon.

    Jacqueline

    (Depuis je suis partie de Paris de la Tour Saint Jacques 2009)

    Jacqueline

     Juin 2005 

    Santiago se fête le 25 juillet (Saint Jacques le majeur).

    Je crois que c'est la raison qui m'a fait prendre mon indépendance avec Jacques le Mineur.

    Philippe lui a fait le Chemin de Compostelle (champ d'étoiles) avec moi

    Jacqueline

    Mai 2004

    Du Puy en Velay jusqu'à Fis terra là où l'apôtre Jacques est arrivé décapité dans une barque poussé par les flots sur les côtes de Galice en Espagne. C'était il y a longtemps. 

    Jacqueline

     

    juin 2005

    Comme le veut la tradition j'ai brulé des vêtements mais pas tout comme les pélerins du Moyen-âge qui brulaient les habits de l'aller et recevaient un trousseau neuf pour le retour.

     

    Moi c'est Jacqueline; poussière d'étoiles dans le firmament de la vie.

     

    Atelier d'écriture 17 octobre 2008 remanié pour la circonstance en 2020

    Vous voulez en savoir plus sur mes chemins allez dans mes Chemins !!!

    6000 kms ~~~~ de 2004 à 2012 


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  • Monordiafaitunecrisecardiaquele30juinetaétéopéréàcoeurouvertilnevapasencorebienaussije ne peux pas venir commenter juste vous voir.

    Mes articles sont programmés en attendant 

    Bon weekend

     


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  • JALOUSIES EN GOUILLOUSE

    De LES SCRIBES DE LUGDUNUM

    Où l’on découvre l’Ardèche des années 60 à travers l’histoire singulière d’un village perdu entre le Moyen Âge et la vallée de la Gouillouse.
    Personnages emblématiques et rumeurs dérangeantes nourrissent l’intrigue qui se tisse autour de la disparition, il y a déjà bien des années, de Pierrette, une adolescente gardienne de chèvres.
    Accident ? Fugue ? Enlèvement ? Meurtre ?
    Un ancien journaliste devenu écrivain et son chat se chargent, avec une bonne dose d’extravagance, d’explorer les mystères du passé et d’en démêler les conséquences souvent imprévisibles, jusqu’à la révélation finale…
    À prendre ou à lécher !

    Les SCRIBES de LUGDUNUM

    Sous ce pseudonyme et avec les aimables conseils de Cécile Mathias, biographe, les auteurs de ce roman, six amis lyonnais, produisent depuis une dizaine d’années des œuvres de toute nature : romans, feuilletons, théâtre, contes, nouvelles…

    Patrick Baufils – Philippe Clavel – Jacqueline Guéret
    Jacques Lefebvre – Catherine Pessin – Roger Piesse

     

    Cette fois-ci je me mets en scène en vous proposant ce roman dont j'ai écrit le personnage du Chat (j'ai toujours rêvé être le chat de l'écrivain) et du facteur Amédée ...

    http://www.bordulot.fr/detail-jalousies-en-gouillouse-275.h…

     

    Avant-propos

     

    C’est une histoire bien mystérieuse que j’ai décidé de raconter ici, une histoire dont je ne connais pas vraiment le début et ignore encore la fin. Cette histoire est-elle vraie ? J’en suis convaincu, mais si les règles de la syntaxe me l’avaient permis, j’aurais plutôt  écrit « je suis convaincu que cette histoire est vraies ».

    J’entends ce que les habitants d’ici me disent, je les connais, ils me connaissent, je les crois sincères pour la plupart. Je perçois également ce qu’on ne me dit pas, parce qu’on l’a oublié ou voulu l’oublier. Les silences, eux aussi, sont éloquents, comme le sont les regards, les moues ou certains sourires. Je sais bien, en entreprenant ce travail d’investigation, que la mémoire et l’imagination sont des demi-sœurs ayant pour père commun Monsieur Réel et pour mères, des cousines éloignées, Madame Discrétion et Mademoiselle Esbroufe.

    Le lecteur de ces lignes pourrait trouver ces propos quelque peu cabotins sous la plume d’un écrivain connu, lauréat du prix des EPIS D’OR. Mais point d’écrivain ici, c’est plutôt l’ancien chroniqueur judiciaire du Progrès de Lyon qui s’exprime. Point de lecteur non plus. J’ai décidé d’écrire cette histoire à ma seule destination pour retracer de la façon la plus fidèle possible mes conversations passées et à venir avec les protagonistes de l’affaire ou leurs proches, analyser faits et témoignages, décrypter les relations complexes qui régissent des gens somme toute normaux afin de tenter de savoir ce qui s’est réellement passé il y a 30 ans et de comprendre pourquoi ces événements fossiles imprègnent encore autant, à son corps défendant, la vie de ce petit village ardéchois que j’ai adopté, ou qui m’a adopté, je ne sais plus très bien.

    J’atteste donc et Carolus, mon chat en est témoin, que tout ce qui suit est vrai parce que je l’ai inventé, comme un aventurier invente un trésor enfoui depuis des lustres sous les décombres du passé.

    Germain Lherm                     

                           Jaloux en Gouillouse, ce 28 novembre 1962

    Je me présente : Carolus. Comme vous le dit Germain... je suis son chat... parce que je l'ai choisi. Je suis curieux de tout. Mais ne vous y trompez pas je ne suis pas une bête curieuse, non un chat normal d'ailleurs ma photo en atteste. Au premier contact, enfin peut-être pas tout de suite... Germain n'aurait peut-être pas voulu d'un compagnon miaulant ; mais, je disais quand le contact a été établi nous avons compris qu'il y aurait entre nous une sorte de télépathie un accord presque parfait. Il écrit, questionne et moi je divague au gré de mon inspiration, j'observe en catimini, critique et lorsque nous nous retrouvons, je saute sur ses genoux ou me frôle contre ses jambes et le message passe.

    Alors il prend sa plume et noircit sa page. Je ne porte pas de jugement sur ce que je relate, je dis ... le penseur c'est Germain. Alors si parfois je suis fantaisiste c'est que je ne suis qu'un chat ... Le Chat de l'écrivain.

      

    Je vous laisse déguster sans modération

     

    Si vous ne voulez pas encombrer vos bibliothèques il est aussi proposé en Version eBook

    A bientôt

    Pendant mon temps de pause je me permet de vous représenter à nouveau le livre dont je suis co-auteur.

    Les fêtes approchent un petit cadeau ... 

    Les frimas vous gardent au chaud une petite distraction...

    Bon mois de décembre

    En ce qui concerne ma pièce de théâtre c'était de l'humour noir car ce sont mes yeux qui sont en mode pirate ... Désolée. Je vais laisser l'ordi pendant quelques jours. 

    (article programmé)

     


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