• Ballet ou Balai en dialogue

    Ballet ou Balai en dialogue

    Et pour commencer, je vous propose de faire dialoguer des homonymes ou des homophones comme Mars et mars, Pierre et pierre, Louis et louis, Mercure et mercure, Atlas et atlas, lait et laid, sot et seau, haut et eau, air et ère, ballet et balai, chaîne et chêne, maire et mer, reine et renne…

    Choisissez deux mots dans cette liste ou deux autres qui vous inspirent et faites-les dialoguer entre eux. Ils peuvent se raconter leur vie respective, la comparer, se disputer... Laissez libre court à votre fantaisie.

     

    Ballet ou Balai

    Adrienne jeune demoiselle un peu maigrichonne rêve d’être danseuse étoile dans la troupe des ballets de l’Opéra de Paris.

    La maman d’Adrienne sourit en la voyant danser au bras du balai qu’elle doit passer dans la cuisine. Soudain le balai entre dans le rêve de la fillette. Il veut s’introduire dans la troupe de ballet.

    Le ballet rassemble tous les petits rats apprentis danseurs lorsqu’il aperçoit le balai coiffé d’une serpillère :

    Eh vous là que faites-vous ici ?

    Je viens apprendre à danser

    Apprendre à danser !

    Oui pour être le danseur étoile qui tiendrait la vedette avec Adrienne

    Qui est Adrienne

    Une petite fille qui danse dans sa cuisine

    Et comment vous appelez vous

    Balai pour vous servir.

    Ballet comme moi

    Non je ne suis que votre homophone

    Comment ça mon homophone ?

    Nos noms se prononcent pareil mais ont une orthographe différente.

    Et qu’est-ce qui nous diffère ?

    Vous vous avez deux ailes enfin je veux dire deux L suivis de E T

    Comme l’extra-terrestre ?

    Non comme la conjonction et.

    Et vous ?

    Moi je n’ai qu’un L normal pour un balai

    Suivi ?

    De ai sinon j’irai danser au bal … ha ha ha …

    Bon bon asseyez-vous ici et regardez

    Je ne peux pas j’ai la jambe raide

    Pour un danseur étoile c’est ballot ho ho ho !!!

    C’est alors qu’entre Adrienne

    Eh, vous là, qui êtes-vous ?

    Adrienne et je viens chercher mon balai

    Vous ne voulez pas entrer dans ma troupe des ballets de l’Opéra de Paris.

    Oui je voudrais bien mais je dois passer la serpillère dans la cuisine et j’ai besoin de mon balai.

    Le corps de Ballet de l’Opéra de Paris donna un merveilleux spectacle :

    Le Lac des Cygnes

    Adrienne continua à danser avec son balai lorsque sa maman lui fit signe.

    Ma chérie à mon travail j’ai pu avoir deux billets pour voir un ballet avec Aurélie Dupont

    Avec un T ou avec un D s’écria le balai dans sa tête coiffé d’une serpillère.

     

    Atelier d'écriture du 24 mars 2022

    Un peu de fantaisie pour le 1er avril

    Bonne journée

     


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  • Jacqueline

    Biarritz février 2007  

    Jacqueline : j'aime bien mon prénom.

    Avant on me fêtait avec Philippe le 1er mai. Je n'avais qu'un bouquet

    Puis on m'a fêtée toujours avec Philippe le 3 mai. J'avais deux bouquets

    Un jour le calendrier a mis à l'honneur une Sainte Jacqueline le 8 février

    Philippe se fête toujours avec Jacques le 3 mai. 

    Saint Jacques : A Paris, la Tour Saint Jacques départ ou passage des jacquets allant à Compostelle.

    Jacqueline

     

    J'ai aimé cette Tour bien avant d'en connaître la symbolique (Je suis née à Paris à la Bastille pas dans la prison... à Saint Antoine). J'ai monté toutes ses marches avec mon père jeune demoiselle.

    Je suis allée à Compostelle, mais pas de Paris, j'habite à Lyon.

    Jacqueline

    (Depuis je suis partie de Paris de la Tour Saint Jacques en 2009 jusqu'à Roncevaux)

    Jacqueline

     Juin 2005 

    Santiago se fête le 25 juillet (Saint Jacques le majeur).

    Je crois que c'est la raison qui m'a fait prendre mon indépendance avec Jacques le Mineur.

    Philippe lui a fait le Chemin de Compostelle (champ d'étoiles) avec moi

    Jacqueline

    Mai 2004

    Du Puy en Velay jusqu'à Fis terra là où l'apôtre Jacques est arrivé décapité dans une barque poussé par les flots sur les côtes de Galice en Espagne. C'était il y a longtemps. 

    Jacqueline

     

    juin 2005

    Comme le veut la tradition j'ai brulé des vêtements mais pas tout comme les pélerins du Moyen-âge qui brulaient les habits de l'aller et recevaient un trousseau neuf pour le retour.

     

    Moi c'est Jacqueline; poussière d'étoiles dans le firmament de la vie.

    En créant mon blog je pensais que Mounette était du passé mais comme vous m'y ramenez toujours même Quya ne connais ni océanique (un état et non un prénom ni pseudo) ni Jacqueline alors je reste Mounette (petit nom cher à mon coeur donné par ma fille Joëlle poussière d'étoile dans le ciel)

     

    Atelier d'écriture 17 octobre 2008 remanié pour la circonstance en 2020

    Vous voulez en savoir plus sur mes chemins allez dans mes Chemins !!!

    6000 kms ~~~~ de 2004 à 2012 


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  • Atelier d'écriture du 20 janvier 2022

    Voilà donc notre dernier thème du mois qui va, je l'espère, ouvrir la porte à toutes les fenêtres de vos esprits malicieux et agiles. Il s'agit de broder autour de la citation suivante tirée de "La cantatrice chauve" : « Prenez un cercle, caressez-le, il deviendra vicieux. »

    Soyez encore plus "ionesquesque" que Ionesco lui-même et tirez cette formule le plus possible en pays d'absurdie. Tout est permis, encore plus que d'habitude. Cela fait partie des résolutions 2022.

    ******

    • Prenez un cercle dit le vieux professeur à ses potaches boutonneux. Prenez la tangente.

    Les élèves interloqués quittent la salle. Le professeur reste interdit … de cours. Puis sortant il les rappelle. 

    • Voyons revenez je n’ai pas fini ma phrase.
    • Prenez la tangente qui frôle la circonférence.

    Un élève se lève :

    • Sir, conférence c’est où et quand ?
    • Ah vous êtes un petit plaisantin et pour la rigolade vous en connaissez un rayon.
    • Même deux rayons monsieur mais là nous touchons au diamètre.
    • D’accord, d’accord. Asseyez-vous. Vous troublez le cours du cours.
    • Revenons à la tangente qui frôle la circonférence. Avec votre règle caressez la et faites monter une ligne.
    • Une ligne de coke monsieur.
    • Silence ou plutôt prenez une craie blanche.
    • Vous voulez dire une raie blanche.
    • Impertinent, allez au tableau et dessinez un cercle, un rayon, une tangente qui va de A à B.
    • Abbé Quille monsieur.

    Des rires fusent dans la salle et chacun de donner le nom des abbés de leur connaissance : Abbé Cane abbé Lard abbé casse abbé cassine abbé tailère.

    • Silence !!! crie le vieux professeur qui manque s’étrangler.
    • Prenez un cercle, caressez-le…
    • Dans le sens du poil monsieur.

    Le vieux professeur ne relève pas

    • Il deviendra vicieux.

    Alors en chœur les potaches déclament

    • Prenez un cercle caressez-le il deviendra vicieux. La cantatrice chauve Ionesco.

    Le vieux professeur quitte la salle la tête basse en murmurant : La géométrie parent pauvre des littéraires.  

     

    Merci à Cécile notre animatrice qui nous fait travailler les méninges

    Je vous souhaite un bon mercredi. Je vais revenir en douceur alimenter mon blog que Quya a bien voulu tenir pendant cette période. Je lui laisserais le dimanche si elle le veut bien.

     

    Merci à tous mes fidèles


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  • Atelier d'écriture virtuel du 18 novembre 2021 animé par Cécile

     Allez, une petite dernière pour finir en beauté sur le thème des bons et des méchants (exit la brute et le truand !). Céline, dans « Voyage au bout de la nuit », écrit : « Ça ne serait pourtant pas si bête s’il y avait quelque chose pour distinguer les bons des méchants. » Imaginez que cela soit le cas et racontez comment cela se passe.

     

    Lorsque l’enfant parait, la famille se réunit autour du berceau et s’exclame :

    • Oh qu’il est mignon ce petit ange

    Et aussitôt des ailes semblent lui pousser. Puis lorsqu’il grandit les parents se désolent :

    • Mon dieu quel petit diable.

    Et comme par enchantement des petites cornes rouges s’installent virtuellement sur son front.

    Dans son laboratoire le professeur Chernet cogite. Après avoir dans sa famille rencontré ces deux situations il s’interroge … Et si dans la vie réelle nous pouvions distinguer les bons des méchants. Faudrait-il leur tatouer sur le front des ailes ou des cornes. Dans ce cas les bons seraient toujours des bons et les méchants des méchants. Pourtant tout le monde sait qu’un être humain peut évoluer. Des bons pourraient devenir méchants dans  certaines circonstances. Des méchants sous de bonnes l’influences seraient amenés à s’amender.

    Alors la bonne solution serait-elle de graver sur la peau les deux symboles qui prendraient une couleur : bleue pour les bons, rouge pour les méchants. Ne serait-ce pas discriminatoire.   Le professeur Chernet ne sait plus à quel saint se vouer.

    Où se situe la ligne de démarcation. La couleur des ailes pourrait-elle être bleu ciel pour les très bons et bleue marine pour ceux qui ne sont plus très bons mais pas vraiment méchant. Celle des cornes prendraient la couleur du rose ou du rouge carmin.

    Le chercheur en perd son latin.

    Rosa rosa rosam
    Rosae rosae rosa
    Rosae rosae rosas
    Rosarum rosis rosis

    Soudain il sent une forte chaleur lui monter au front. Mon dieu que m’arrive-t-il. Son épouse lui téléphone. Chéri ne m’attend pas ce soir je dîne avec un vieil ami de la Fac. Il fulmine. Ma femme me tromperait-elle. Des cornes me pousseraient-elles ? Un miroir lui montre son visage cramoisi.  Lui le scientifique apprécié sent monter en lui des pulsions de meurtre. De bon il pourrait devenir méchant. Juste sur une information non avérée. De pacifique et bon mari il basculerait meurtrier. La ligne est si vite dépassée.

    En toute humilité il se rend compte que cibler les gens et les confiner dans une case peut être définitif alors qu’il vient de comprendre qu’il ne faut pas grand-chose pour se retrouver de l’autre côté de la bande blanche.

    Le soir en rentrant il caresse son chien, une brave bête qui a bien faillit dévorer le facteur qui mettait un colis dans la boite aux lettres. Il se verse un whisky avant de déguster le repas que son épouse lui a concocté avant d’aller à sa soirée. Le lendemain son chien aboie toujours contre le facteur en revanche sa femme lui narre sa soirée où la compagne de son copain de fac était présente aussi. La vie reprend son cours.

    On n’entendit jamais parler de ses recherches.

     

    Quand vous me lirez je serais partie avec le char à Nantes

     


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  • Atelier d'écriture virtuel du 28 mai 2021 animé par Cécile

    Je vous propose d'écrire un texte d'environ une page entre un début et une fin imposée, en plaçant obligatoirement les mots canopée, arbalète et hypocondriaque dans l'ordre que vous voulez.

    Début : Le fer à repasser trépignait sur son support, envoyant des nuages de vapeur en direction du plafond…

    Fin : La girafe et l’éléphant s’éloignèrent vers le couchant, patte dans la patte.

    Le fer à repasser trépignait sur son support, envoyant des nuages de vapeur en direction du plafond.

    Il n’en pouvait plus. La situation était intenable. Enfermé dans la pièce de la maison qui servait de rangement, il était à la tâche depuis le matin, juste après que l’odeur de café s’était répandue dans l’espace et qu’elle vint le retrouver avec une pille de linge descendu du séchoir. Elle alluma sa radio et des airs de vacances emplirent la place. Elle avait apporté une tasse de ce breuvage fort en bouche disait-elle. Pendant qu’elle se régalait je sortis de mon rôle de soumission à celui de narrateur. ….

    Elle me mit sous pression et avant que je sois prêt à l’action elle attrapa des morceaux de linge qu’elle étala sur la table adéquate.

    Toute la nuit précédente j’avais entendu tourner la machine à laver, comme un bruit ronronnant lancinant puis un tremblement de terre pour finir par un silence surprenant. Au matin elle avait étendu le linge et vous connaissez la suite.

    Elle revenait de quinze jours de vacances. Chaque année c’était le même programme à son retour.

    Dès que je suis sous tension elle m’attrape d’une main ferme par ma poignée et me voilà lissant étalant écrasant les plis des tissus. Je sais que j’en ai pour au moins une bonne heure alors je décide de m’évader.

    • Je sens sa main m’enfourcher et je me rêve cheval galopant dans la forêt. Le matin la brume monte de la terre et s’élève dans les grands arbres jusqu’à atteindre la canopée. Quand elle me pose je redescends sur terre.
    • Puis elle m’embroche et les naseaux fumants je pars droit devant moi en taureau furax dans les rues à la suite d’une bande de furieux courant en poussant des cris. Je vais atteindre le dernier quand elle me remet sur mon socle. Je fulmine puis me calme.

    Alors que je pense en avoir fini. Que je pense pouvoir me reposer elle fait elle-même une petite pause. Le téléphone sonne

    C’est Julien son fils qui lui raconte sa journée :

    • Maman c’est super j’ai tiré à l’arbalète. Au début ce n’était pas évident puis après deux, trois essais je suis devenu un expert.
    • Bien mon chéri on en parle ce soir là je termine mon repassage. Bisous
    • Dac Mum

    Elle me remet sous tension et hop pour la suite.

    Et hop je m’évade

    • Je courre sur une plage de sable blanc. Au loin un train de touristes monte une côte : Tchou tchou tchou !!! …
    • J’escalade une dune et m’approche d’un banc où un vieil hypocondriaque cherche désespérément sur son smartphone l’adresse d’un médecin d’une pharmacie ; déclare à ses correspondants qu’il est très mal qu’il va faire un malaise même qu’il pourrait mourir.

    Si je reste là je vais déprimer. Elle vient de relâcher la pression. Elle quitte la pièce et je me retrouve seul. Je ne suis pas encore complètement revenu sur terre, enfin sur table. C’est alors que le son de la télévision me parvient et j’entends, éberlué :

    La girafe et l’éléphant s’éloignèrent vers le couchant, patte dans la patte.

    -*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-

    Je vous propose maintenant de refaire la même chose, soit d'écrire une page entre les mêmes phrases, le début devenant la fin et vice-versa et en plaçant dans l'ordre que vous voulez les mots algorithme, ecchymose et éden :

    Début : La girafe et l’éléphant s’éloignèrent vers le couchant, patte dans la patte.

    Fin : Le fer à repasser trépignait sur son support, envoyant des nuages de vapeur en direction du plafond.

     

    La girafe et l’éléphant s’éloignèrent vers le couchant, patte dans la patte. Ils rejoignaient la savane, ce bel endroit comme aurait pu l’être le jardin d’éden.

    Sur leur chemin ils croisèrent Tarzan qui se tenait la cuisse. Il portait plusieurs ecchymoses dues à une rencontre inopinée avec un arbre alors qu’il sautait de branche en branche. Il allait rejoindre Jane lorsqu’il fut distrait par une conversation insensée.

    Baloo expliquait à Kaa :

    • Je t’assure que c’est un algorithme je l’ai lu dans le livre de la jungle.
    • Un algorithme qu’est-ce que c’est ?
    • « Un algorithme est une suite finie et non ambiguë d’opérations ou d'instructions permettant de résoudre une classe de problèmes » source de Wikipédia.
    • C’est qui Will qui pédia
    • Wikipédia est une encyclopédie libre.

    Kaa allait répliquer lorsque Baloo soulé par les questions de Kaa part en chantant : Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux …

    Dans une maison en Europe une femme rentrant de vacances s’installait devant sa table à repasser. Après une lessive et un séchage elle rangeait ses affaires de voyages.

    Mis sous pression le fer à repasser trépignait sur son support, envoyant des nuages de vapeur en direction du plafond…

     

    J'espère que cette fantaisie vous aura distrait

    Article programmé

     


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