•  Le printemps des poètes

     

    Au jardin de poésie


    Quelques Pensées profondes,

    Corolles bleu-nuit, cœur d'or

    Guident sur la route enchantée,

    Une poignée de Myosotis

    S'exerçant à la rime,

    En compagnie d'Œillets de Poète.

    Le printemps des poètes

     Le Narcisse, la couronne dorée,

    Toise la belle Orchidée

    Dont le charme envoutant

    Intrigue le Lys opalin.

     

    Le printemps des poètes

    Un Iris peint en bleu

    Le ciel d'une Pivoine cramoisie,

    En effeuillant la Marguerite.

    Des Muguets embaument l'air

    En brûlant leur parfum

    Aux rayons du soleil.

    Le printemps des poètes

     Des Glaïeuls majestueux,

    Groupés en académie

    Font cercle autour d'Elle

    Le printemps des poètes

     La Rose

     

    Éclatante beauté

    Au subtil parfum, enivrant

    Source de lumière

    Où s'abreuvent

    Toutes les soifs de Poésie.

     

    Mounette 1984

    Les photos sont du net

    Poème écrit pour le printemps des poètes

    Chaque fleur est un poète ou groupe de poètes

    Réunis autour d'Elle

    Andréa Giroud-Abel poétesse que j'ai côtoyée plusieurs années à Lyon

     


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    Marcher ...

     

    Marcher

     

    Marcher pour ne plus sentir le poids de la solitude 

    Marcher pour rompre la force de l'habitude 

    Marcher aussi et surtout pour vivre la nature 

    Marcher pour entendre en écho dans la ramure 

    Les battements d'un cœur sur les ailes du vent 

    Marcher dans la forêt, entendre le frémissement 

    Des grands arbres s'amusant  gaiement avec Eole 

    Puiser  l' énergie aux racines ancrées dans le sol

     

    Marcher vers l'inaccessible 

    Et le croire possible

     

    Marcher dans le soleil jouant à chat perché 

    A la cime des branches, à l'ombre des futaies 

    Marcher dans les sentiers sur un lit de feuillage 

    Partager son espace avec un marécage 

    Marcher quand la forêt victime de la tempête  

    Offre au marcheur un air désolé de défaite. 

    Enjamber les  grands fûts couchés sur le chemin 

    Déplorer le désastre, se lamenter en vain. 

     

    Croire en l'avenir 

    Inaccessible désir

     

    Entendre la sérénade d'un oiseau utopique 

    Chanter les beautés d'un monde féérique 

    Se baigner de douceur au ruisseau en cascade 

    Surprenant le marcheur en cours de promenade 

    Grimper au sommet de la crête, découvrir 

    L'horizon sous le ciel bleu azur, le voir se couvrir 

    De cumulus blancs ou nuées menaçantes 

    Déversant sur la terre leurs aigreurs indécentes

     

    Faire de l'inaccessible désir 

    Un crédo pour l'avenir

     

    Marcher, écouter et jouir du silence  

    Qui, au plus profond de l'âme se fait intense 

    Marcher dans la forêt sur un chemin de vie 

    Croire, espérer en pleine utopie

     

    Aujourd'hui impossible 

    Rêver à  l'inaccessible

     

      

    Septembre 2010

     


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  •  Hiver 

     

    Sur le macadam ... flip, flop, tombe la pluie ... 

    La neige pose son blanc manteau d'hermine, 

    La terre s'endort doucement sans bruit, 

    Pour les oiseaux pas la moindre vermine.

     

    Les grands arbres revêtent leur parure,

    Les charmilles se parent de diamants,

    Les ruisseaux prennent la posture, 

    Sous des miroirs étincelants 

     

    Un lièvre surprit laisse sa trace 

    Sur la prairie immaculée, 

    Le vent aussitôt efface 

    Le passage de l'affolé. 

     

    Au loin un chien aboie, 

    Seul le silence lui répond. 

    La nature reste sans voix, 

    Le ciel se noie dans l'horizon. 

     

    Sortant en volute des cheminées, 

    La fumée s'élève au firmament. 

    Est-ce en signe de Paix ?

    En gage d'apaisement !

     

    La neige tombe sans bruit 

    Volant parfois une vie ..

     

    Juste un retour en arrière qui pourrait être un présent

    Bonne journée à toutes et tous

    Prenez soin de vous en ces temps incertains

     


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    J'ai caressé mes rêves 

    Au silence de la nuit 

    Où mes désirs ardents 

    Me tenaient éveillée

     

    Au plus fort du ressac 

    La houle me jeta 

    Au creux de vagues folles 

    En jouissance débridée

       

    Le corps s'apaisa 

    Permettant à l'esprit 

    D'enfourcher la comète 

    Au royaume onirique

     

    Au règne des possibles 

    Bonheur et volupté 

    Tendresse partagée 

    J'ai caressé mes rêves

     

    Au silence de la nuit 

    Etoilée

     

     

     


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    Le chardon et la Rose


     Le Chardon et la Rose


    Un chardon par une belle matinée d'été
    Osa pénétrer dans le jardin de la Rose.
    Fi ! ! ! ! s'exclama celle dont la beauté
    Subjuguait  tout son entourage.

    Regardez-vous,
    Avec votre allure dégingandée
    Est-ce des façons de s'introduire
    Ainsi dans le monde civilisé ?

    Le chardon se regarda,
    Soit, son air sauvage dénotait.
    Sa chevelure telle un rasta
    Partait dans tous les sens
    Sa chemise bariolée
    Faisait un peu déguenillée.
    Pourtant on lui trouvait du charme.
    Voire même du piquant.

    Justement dit la Rose
    Mes admirateurs ne sont plus
    Aussi attentifs à ma beauté
    Lorsque vous êtes là.

    Je peux partir belle Rose
    Si ma présence fait offense.
    Le chardon s'en va .
    Sur la pointe de ses racines.


    Allons, allons ne faites pas
    Votre mauvaise herbe.
    Mettez-vous là dans le coin,
    Vous récolterez ainsi
    Un peu de mon succès.
    Le chardon ravi se fit tout petit
    Au pied de l'escalier.
    Le soir venu, il s'endormait
    Rêvant à un jardin
    Où toutes les fleurs se retrouveraient
    Pour danser au clair de Lune...
     
       
    Août 2003
     

    Le Chardon et la Rose

    Treizième pleine lune 2020 (30/12)

     

    Cet écrit est une allégorie : je suis le Chardon quand une amie est la Rose

    Inspiré par une journée de canicule

    Je lui offre un chardon cueilli au bord du Cher

    quand un ami lui offre une brassée de roses

    Le bouquet trône dans la salle à manger

    Le chardon trouve sa place au pied de l'escalier

     

    Désolée d'avoir il y 17 ans cueilli le chardon

      


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