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    O ! Mont blanc

    Photo de Danae que je remercie

     

    Ô Mont Blanc délicieux 

     

    Dans la fraîcheur du matin 

    Je parcourrai le creux de tes vallées 

    Tes monts et tes merveilles.  

    J'escaladerai ton pic érigé 

    Chauffé par le soleil. 

     

    Le soir venu repue de fatigue 

    Le cœur battant la chamade 

    Je plongerai mes yeux 

    Dans tes lacs émeraudes 

    Le visage caressé par le souffle du vent 

     

    Je m'endormirai rêvant de toison d'or 

    Pour mieux repartir le matin à l'aurore 

    A l'assaut de nouvelles promesses 

    L'âme chavirée et cœur en allégresse

     

    Certains(aines) partent escalader le Mont Blanc

    Moi je reste chez moi pour en jouir en toute volupté

     


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    Amitié 

    Quand deux âmes  sur le chemin 

    De la vie 

    Deux êtres poussés par la brise 

    Se trouvent 

    Aériennes, sur le souffle du vent 

    Se télescopent. 

     

    C'est l'amitié en terra incognita 

     

    Plus forte que l'amour 

    Fidèle 

    Osmose en pensées 

    Que rien  ne brise. 

    Heureux ceux qui jardinent 

    La fleur opaline.

     

     


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     Tu viens danser jolie Minette                                  Avec joie charmant Minet

     

     

     

     

     

     

    Tu me fais tourner la tête

                                                                                             Laisse-toi aller !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Serre-toi tout contre moi                               Je suis grisée ... c'est si bon  

     

               

    Allez viens partons ! je t'emmène à Ternand

    Eh t'es d'où toi !!! dégages, c'est ma Minette

    Tout doux, tout doux, je pars

    Dommage jolie Minette

    Tu me plaisais bien

     


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    Espoir ! Impossible ?  

     

    Les Hommes insensés, aux doux pays de rêve  

    En guerre fratricide exaltent leur ardeur.  

    Leur soif de conquérir ne connaît nulle trêve ! 

    Au Dieu de leur démence, au profond de l'horreur,   

    Ils immolent leur âme, empreinte de l'enfance.  

    Pourquoi s'acharnent-ils à constamment vouloir  

    Des Hommes innocents détruire l'espérance,  

    Voler la terre indienne, assujettir le noir,  

     

    Décimer la jeunesse à peine fleur éclose ?  

    Est-ce pour le charnier ce bel acte d'amour  

    Communion des cœurs et des corps en osmose ?  

    Est-ce pour la mitraille, un regard de velours,   

    Désarmante candeur au sourire angélique,  

    De l'enfant plein de vie, au combat exposé ?  

    Quel avenir offrir au jeune fanatique ?  

    Croupir dans un cachot ou mourir en croisé ?  

     

    Combien leur faudra-t-il, pour assouvir leur haine, 

    De levers de soleil éclairant l'horizon ?  

    La splendeur de la rose est-elle beauté vaine ;  

    Le gazouillis d'oiseaux n'a-t-il pas sa raison ?  

     

     

     Espoir ! Impossible ?

     

    Arrêtez le canon, je vous prie !  

    Ecoutez la chanson de la Vie 

     

    12 Juin 1985 

     

    Il aurait pu être écrit aujourd'hui

     

     


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     Le vagabond

     

    - Alors, mon ami, on récidive. 

      

    Martin sursaute, affolé, il s'apprête à fuir. 

     

    - Allons mon brave, je n'ai pas de menottes, vous ne craignez rien, ai je l'air d'un croquemitaine ? S'exclame une dame, du rire plein les yeux. 

     

    - Heu !  bredouille Martin tremblant de peur. 

     

    - Je vous ai vu l'autre jour et j'ai eu bien de la peine pour vous. Une pomme, est-ce là un si gros larcin de nos jours. Nous ne sommes plus au temps des Misérables. Pourtant vous aviez l'air aussi malheureux que Jean Valjean. Tenez, prenez donc mon cabas et accompagnez moi un bout de chemin, lui enjoint son interlocutrice du ton où se décèle l'habitude d'être écoutée. 

     

    Martin se précipite. Soudain, il se sent important, une Dame, a besoin de son aide. Il rend service. On le sollicite. Il danserait s'il osait. Madame Audoin, personne respectable et respectée dans le village le regarde du coin de l'œil, heureuse elle aussi. Elle devine les pensées de cet homme malmené par la vie. Ils cheminent côte à côte, lui d'un pas ragaillardi, elle mesurant chaque pas afin de ne pas user trop vite ses forces. 

     

    Arrivée devant une belle grille elle s'arrête. 

     

    - Nous sommes rendus ! Claironne-t-elle. 

     

    - Venez donc partager mon goûter, vous savez à mon age on se nourrit de peu. 

     

    - Madame, je suis confus. 

     

    - Allons, mon brave pas de manière. D'ailleurs nous ne seront pas seuls, voici Caroline ma petite fille qui vient me tenir compagnie.

      

    - Ma chérie je te présente Martin. Il va goûter avec nous et demain s'il est toujours d'accord il viendra ramasser les pommes du verger. Il adore les pommes, n'est-ce pas Martin.

      

    - Mais, Madame …

     

    - Vous n'êtes pas libre demain !

     

    - Mais si … 

     

    - Alors c'est entendu, allez Caro sert nous le chocolat chaud et la tarte aux …. La vieille dame se met à rire. 

     

    - Décidément nous n'en sortirons jamais.

     

     

      

    -*-*-*-*-*-*-  

     

    Si vous allez rendre visite à la bonne madame Audoin, à Francheville, au cœur de la région lyonnaise, vous rencontrez sûrement son protégé : Martin. Ne soyez pas étonnés si vous l'entendez parler tout seul. Non ce n'est pas la sénilité qui le guette. Il vient tout juste de fêter la cinquantaine et il est en pleine forme psychique. 

     

    Je vais vous dire un secret : toutes les pommes sont amoureuses de lui. Il sait si bien s'en occuper. Il les frotte, afin que leur mine soit toujours resplendissante. Lorsque Caroline invite des copains et des copines, son visage rayonne en les regardant mordre à belles dents dans la tarte aux pommes que sa grand-mère a confectionnée pour eux et ce jour-là exceptionnellement, il partage la table joyeusement animée. 

     

    Maintenant, dans le village, tous les habitants vantent son courage. Martin ne rechigne jamais à aller prêter la main. Il y a toujours des arbres qui perdent leurs feuilles, Martin les ramasse. Il a toujours des cheminées à alimenter, Martin casse le bois. 

     

    Allez une dernière confidence : Martin, un jour à tendu a un chien perdu, seul, sale, abandonné, un morceau de son casse-croûte. Depuis ils forment la plus belle paire d'amis jamais vue. 

     

     

    Le dimanche lorsque madame Audoin va à la messe, il l'accompagne au village. Sur le pas de la porte de l'épicerie, Maryse, la vendeuse, est rayonnante dès que leurs regards se croisent. Ses mains sont si douces … son parfum est frais comme une rivière courant dans un sous bois … Ses yeux éclaboussent de joie. Ses lèvres semblent alors lui crier. 

     

    - Help ! 

     

    Martin est heureux. Il a trouvé sa pomme d'amour. 

     

    Fin

     


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