L'église se compose d'une grande nef charpentée, flanquée de bas-côtés sur lesquels s'ouvraient cinq arcades portées par des piles carrées. Le cœur est terminé par une abside au-delà d'un transept. La voute actuelle est plus tardive. Dans la travée nord, s'ouvre une petite abside qui pourrait provenir d'un monument plus ancien. Ce type d'architecture relève d'une tradition de l'époque carolingienne, ce qui permet de dater la construction du troisième quart du Xème siècle.
Avec le début de l'ensablement, dans la première moitié du XVIème siècle, et le déplacement progressif de la population vers le cœur de l'île, l'église fut peu à peu laissée à l'abandon. Transformée en dépôt de munition, elle est détruite par le feu en 1798.
Vers 1860, on s'avisa de désensabler le monument. Mais les travaux furent dirigés avec tant de maladresse, qu'une partie de l'édifice s'effondra. L'abside, encore en place, fut alors transformée en oratoire dédié à Ste Anne.
Les ruines sont classées Monument Historique depuis 1980.
L’église romane est bâtie à l’emplacement du monastère fondé par Paul Aurélien, l’un des sept saints fondateurs de la Bretagne, vénéré à la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon lors du Tro Breiz (Tour de Bretagne).
La légende est rapportée dans la Vie de Saint Paul Aurélien, écrite en 884 par Gurmonoc (Wrmonoc) de Landévénec. Un dragon faisait régner la terreur sur l’île. Le comte comte Withur (Gwithur), un cousin du saint, prie celui-ci de l’en débarrasser. Saint Pol passa son étole autour du cou du dragon, le conduisit jusqu’à l’extrémité nord de l’île et le jeta dans la mer au lieu-dit « Toul-ar-Serpan »4 (le « trou du serpent »). L’étole miraculeuse est actuellement conservée dans l’église paroissiale, mais cette étoffe orientale brodée, bien que très ancienne, date en fait du VIIIe siècle.
Belles couleurs du sable et du ciel
Au zoom ma Mounette capte la chapelle Sainte Barbe de Roscoff
Elles rentrent déjeuner
Moi aussi je vais à la gamelle
On se retrouve plus tard


















