Par oceanique
La halle d'Auvillar et les maisons à arcades
31 mai– Moissac – Flamarens (35 km)
Le rendez-vous est fixé à 7 h 30 devant l’abbatiale, avec M. Ils sont tous exacts. Ils longent le canal en direction d’Espalais pour atteindre ensuite Auvillar. Isa, maintenant, marche avec eux. Jacqueline et elle devisent agréablement lorsque par portables interposés M. demande si tout va bien car elles sont en arrière. C’est plaisant de le savoir attentif.
A Auvillar nos 4 pèlerins traversent la place de la Halle aux Grains pour se rendre sur la terrasse d’où ils peuvent admirer la Tour de l’Horloge dominant la Garonne
Pas à pas, ils se dirigent vers Saint Antoine. L’église antérieure aux Antonins est marquée du « tau » lettre T grecque qui signe l’héritage des Franciscains et plus particulièrement des Antonins ; ordre crée par le pape Urbain II en 1095 avec pour mission de soigner les malades.
Avant l’étape du soir à Flamarens, M. espère voir un ami basketteur handicapé qui habite sur le chemin. La pluie commence à mouiller le paysage et les marcheurs. Jacqueline s’encapuchonne de jaune. Isabelle l’appelle « Bouton d’Or ». M. part devant pour rencontrer son ami. Son rendez-vous manqué, la petite troupe reprend le chemin.
Isa est une femme formidable et ensemble les nanas pérégrinent en riant beaucoup. Le genou de Jacqueline se fait à nouveau sentir et sous la pluie ou non, l’étape est dure bien que le terrain ne soit pas difficile. « Ça va, Jacqueline » « Ça va » il faut qu’elle tienne jusqu’à l’étape, elle garde son énergie concentrée, appelle à son secours tous ses gardiens du ciel. Sa certitude d’aller à Roncevaux vacille. M. qui a conseillé à une dame d’arrêter à Vaylats avec une tendinite, lui fait entrevoir la sortie. Elle ne dit rien. Tant que nous mettons un pas devant l’autre, tant que le genou ne flanche pas complètement, elle veut y croire.
C’est sous la pluie qu’ils prennent possession de leur gîte. Comme à Saint Côme d’Olt, ce sont des particuliers qui mettent à leur disposition le premier étage de leur maison. 3 chambres et un canapé dans la salle commune. Ce soir, Isa cuisine pendant que Jacqueline prend sa douche et le miracle se reproduit. La fatigue, les douleurs, le doute, tout s’atténue. Soudain Isa dit « tu imagines, M. et moi, on connaît Pluvigner en Bretagne. C’est drôle, non » « Vous connaissez Pluvigner mais c’est la ville natale de ma mère, ma grand-mère était cousine du coureur cycliste Jean-Marie Goasmat » Ils sont quatre dans la pièce, inconnus il n’y a pas 3 semaines et 3 connaissent Pluvigner et Jean-Marie Goasmat, c’est délirant. Avant de dormir, M. procède à nos soins, nous les braves petits pieds vaillants et eux les genoux. Une bonne nuit réparatrice et tous sont prêts à continuer.
A suivre ...
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