Par oceanique
La marmotte demanda au Très-Haut.
Dis-moi comment me protéger de la froidure ?
Mange ... mange ... emplie ta fourrure.
Creuse un terrier mets-toi au chaud.
Hiberne au temps des mois hivernaux.
Aux premiers frémissements printaniers,
Pointe ton nez. Sors, calme, de ton terrier.
Respire l'air encore frais, Au soleil offre ton dos.
En ces temps de canicule, le chat pria.
Ô Être Suprême, j'ai chaud, trop chaud.
Allège ta fourrure qui te fait fourneau.
La fée Carabosse passant par là, ricana.
Attend matou j'ai un remède radical.
Le fixant dans les yeux elle l'hypnotisa.
Aussitôt le matou en posture se figea.
Je te libérerai à la saison automnale.
Une pomme, dans la main de la fée, nichée
Connaissait du conte la fin de l'histoire.
Se jetant comme une flèche, dans la trajectoire,
Du regard acéré de la sorcière, fut aussitôt figée.
Un chasseur, bredouille, vit le chat et la pomme.
Dans sa gibecière vide, ravi, les plaça.
Ils feront jolis bibelots, chez moi et ma nana.
Joyeux, sifflotant, repartit le bonhomme.
Parfois il est bon de réfléchir avant de faire un vœu.
Allez vite chez mes compères voir s'ils ne sont pas groggy par cette chaleur intense.
Petitalan
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Alain Gautron
https://aurevebleu2.blogspot.com/
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