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    Vie de chien  (fin)

     

    (conte naïf sorti de mon imagination, raconté à A. quand elle était plus petite)

     

               - Salut !

               - Reste pas là à me regarder comme si tu allais m'avaler tout cru 

          - C'est que j'aimerais bien avoir une niche et de la soupe comme toi tous les soirs.  

          - Arrête de te lamenter, tu devrais déjà prendre un bain, tu pues ! 

     

    Il en a de bonnes le copain. Sûrement, il croit que c'est facile. Je vais bien de temps en temps me tremper dans la rivière mais si j'en ressors rafraîchi, je ne suis pas parfumé pour autant. 

     

    -Tiens t'as vu Sébastien, le chien d'hier est encore là. On dirait même qu'il fait ami ami avec Fangio

    - Ouais, j'ai vu, et alors  

    - Rien  

    - Magne, on goûte et on va promener Fangio et le baigner dans l'Yseron. (Petite rivière longeant la vallée de Francheville)  

    - Attend, je prends une serviette pour frictionner Fangio

     

     

    Vien de Chien - 3

     

    L'Yseron à Francheville

     

    - Je m'amuse, c'est super. Fangio t'as vu, youpi ! ouah ! ouah   

    - Bon ça va, tu patauges, et alors.  

    - Quel rabat-joie ce chien ! cabot !

     

    - Tu veux que je te bichonne toi aussi.

    Mais il est crade ce chien. Sébastien tu as vu la serviette est toute noire, maman va encore crier. 

    -Tu lui diras que Fangio s'est roulé dans la boue. 

     

    - C'est ça, c'est de ma faute – 

     

    -Tu préfères que je lui dise comment tu as partagé ta gamelle avec une cloche. J'ai bien compris depuis ton manège de l'autre soir.

     

    Quand on est malheureux, si quelqu'un s'occupe de vous, que ce quelqu'un s'attire des ennuis, on est toujours gêné. Moi je voudrais rentrer en rampant le derrière en premier dans un trou de souris. Aussi c'est tout penaud que je quitte mes peut-être nouveaux amis : la petite fille surtout. Eh ! Vous savez pas, j'ai entendu sa mère l'appeler Laura ! C'est beau Laura … Laura … Laura… 

     

    Tuuut … tuuut … 

     

    Faut que j'arrête de rêver en traversant la rue, j'ai failli me faire écraser. 

     

    - :- :- :- :- :- :- 

     

    - Maman, pourquoi aujourd'hui c'est la fête des bêtes et que la SPA veut que nous allions adopter des chiens ou des chats  

    - Parce que dans ses refuges il y a plein de gentils animaux qui mériteraient d'avoir une maison et des câlins comme Fangio 

    -  On va aller adopter un chien ? 

    - Toi ma vieille, je te vois venir » S'exclame Sébastien. 

    - Allons les enfants ne vous disputez pas. D'ailleurs nous n'avons nul besoin de chien, nous avons Fangio.  S'impatiente le père. 

    - Maman, j'ai été sage cette semaine, papa avait dit que j'aurais une récompense  

    - Ben, voyons, un chien n'est-ce pas, un chien pouilleux, sale, qui pue  

    - Sébastien arrêtes à la fin, tu deviens désagréable   

    - Ah oui ! C'est parce que vous ne savez pas ce que Laura a dans la tête. Elle veut … ça y est, elle chiale   

    - Qu'est-ce que c'est encore cette histoire de chien ? Allez Laura dis-moi tout. dit la maman.

    - D'abord c'est pas moi, c'est Fangio qui s'ennuie et qui voudrait un copain, même que déjà il en connaît un …-

    -  Qui pue, c'est bien ce que je dis - 

    - A la fin vous allez me dire ce que signifie cette histoire de chien … qui pue ?  Déclare le père en ouvrant la télé pour écouter les nouvelles. 

     

    Laura éclate en sanglots et sa mère va la rejoindre dans sa chambre. Ensemble elles examinent le problème de ce chien vagabond. La maman a le cœur aussi tendre que celui de Laura. Les hommes ne comprennent jamais rien à la sensibilité des femmes adultes ou en devenir. Il fut convenu que la soupe de Fangio serait plus copieuse et que deux couvertures seraient mises à la disposition des deux compères dans la niche.

     

    - :- :- :- :- :- :-

     

    Depuis que Laura a parlé avec sa maman, j'ai une vie de rêve, je mange, je dors, je me promène avec mon copain Fangio. Régulièrement les enfants lui font prendre un bain. Bien sûr j'y ai droit aussi. Vous allez penser que je suis un ingrat mais si je sens que toute la famille me considère avec sympathie, je n'arrive pas à être comme chez moi. Je voudrais avoir quelqu'un qui m'aime et que j'aimerai. L'autre jour j'ai revu Martin. Il portait le panier de madame Audoin. Souvent, je m'arrange pour me trouver sur son chemin. J'aimerais bien que … 

     

    Eh ! Les copains, c'est pas vrai, je divague Martin vient de me tendre un morceau de son casse-croûte.

     

    Je lui lèche la main et s'il ne me chasse pas je … Eh vous savez quoi, il me caresse, Ouah ! Ouah ! C'est génial. Je vais raconter ça à Laura, je suis sûr que ça va lui faire plaisir.

     

    Tous les jours je m'absente un moment pour aller saluer mes copains à la sortie de l'école, je les accompagne chez eux, puis je vais rejoindre Martin sur son lieu de travail. Il est très gentil Martin. Il n'y a pas que moi que m'en suis aperçu. La petite vendeuse de l'épicerie lui sourit. Je crois qu'ils sont amoureux. C'est comme moi j'ai le béguin pour Laura, elle est si jolie.

     

    Un petit poisson, un petit oiseau s'aimaient d'amour tendre … 

     

    Fin

     

    Bientôt je vous raconterai l'histoire de Martin "Le vagabond" 

     


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    Vie de chien 2

    Photo du net 

     Vie de Chien

    (conte naïf sorti de mon imagination, raconté à A. quand elle était plus petite)

     

             - T'es encore là toi. Qu'est-ce que tu veux ? 

             - Rien, juste je regarde. Ca sent bon ce que tu manges.  

             -Tu veux goûter ? 

             - C'est vrai, tu voudrais bien ! 

             - Ouais ! 

             - …   

             - Eh ! doucement, tu manges tout, ma parole t'as pas mangé depuis des mois. 

             - Pardonne-moi, je ne me suis pas rendu compte. 

     

    Nom d'un chien ! Voila que je me fais un copain et que je me conduis comme un sagouin. C'est malin. Heureusement ce n'est pas un chien des rues, il est bien élevé. Devant mon air confus il aboie d'un coup joyeux, - Ouaf ! alors j'aboie avec lui - Ouaf !  Que c'est bon. Pris d'une envie de rire nous aboyons ensemble comme des fous. ... Ouaf !!! ouaf !!! 

     

              -  Attention, on va se faire remarquer.- 

     

    En effet la lumière s'allume. 

     

           - Planque toi derrière ma niche, là dans le noir et arrête de gesticuler.

     

    Il en a de bonnes. Je suis si content que j'aimerais le crier sur les toits. Mais à ce moment là, la porte s'ouvre, un monsieur regarde de tous les côtés et s'exclame : 

     

    - Qu'est ce qui se passe Fangio ? 

     

    Devant la gamelle vide Fangio prend un air dépité, quel comédien ! Décidément, je m'amuse ce soir. 

     

    - Quoi, tu n'as pas eu ta pâtée. Il remue la queue. 

    -Sébastien, ton chien a faim, tu l'as oublié ce soir, allez, fait vite. 

    - Mais papa, je t'assure que je lui ai fait sa soupe. Bon je te redonne une petite portion et après tu me laisses tranquille j'ai encore des devoirs à faire. 

     

    Qu'il est malin ce Fangio. Le voila qui avale la ration en deux coups de langue. Cette fois-ci il ne m'en propose pas. On ne sait jamais ! 

     

    - Dis donc quel palace ta niche ! Digne d'un prince.

     

    Fangio ne répond pas la quiétude d'un ventre plein le gagne. Il se love au fond de sa niche et je comprends que pour ce soir la fête est finie. Je repars vers ma vie de nomade. Comme chaque nuit je dégote un coin à l'abri du froid et rêve d'une vraie vie de chien. 

     

    - :- :- :- :- :- :- 

     

    - Dis Sébastien pourquoi il nous suit ce chien ? Il est sale mais a l'air gentil. Tu crois qu'il est perdu ?

    - Allons dépêche toi on va être en retard à l'école. Et toi le cabot tu veux que j'te botte le derrière.  

    - Méchant, je vais le dire à maman que tu bats les animaux malheureux - 

    -T'es bien une fille, toujours à rapporter et à pleurnicher, tient, voila les copains.

     

    Il vaut mieux que je taille la route encore une fois. A la mine des garnements je sens que ça va encore être ma fête. Salut la petite fille. J'aimerai bien te connaître et savoir ton prénom. T'es jolie tu sais. Voilà que je deviens poète. Je dois avoir de la température. Il faudrait que je me soigne. 

     

    En attendant l'urgent concerne la pitance. Avec leur manie de tout mettre dans des sacs en plastique pas moyen de savoir ce qu'il y a dans les poubelles. C'est plus une sinécure. D'autant que j'ai de la concurrence. Eh ! Oui, avec tous ces SDF les SNDT doivent partager. Si ce n'est pas une honte ! Pour les chats il y a toujours une mémère avec une boite remplie de restes. Pour les oiseaux, les amoureux des piafs, des mésanges et rossignols en tout genre, leur mettent des graines. Les chevaux ont des enfants heureux de leur donner des croûtes de pains, moi les enfants me jettent des pierres. C'est pas juste ! Est-ce que c'est de ma faute si je suis sale, que je ne sens pas aussi bon que Fangio, que ma fourrure n'est pas aussi soyeuse que celle des minets ? Vous me trouvez bien amer ce matin ! C'est qu'hier au soir, j'ai redécouvert le goût du luxe. Ce matin la galère est d'autant plus dure. 

     

    Eh ! Mais je rêve, vous savez ce que je viens de voir ? Martin, un vagabond s'est fait sonner les cloches par une mégère parce qu'il avait volé une pomme. J'ai pas intérêt à traîner dans le coin. Cette fois-ci j'hallucine, alors que la harpie criait à s'époumoner, deux des garnements qui me poursuivent de leurs quolibets piquaient des carambars. Vous n'auriez pas pu prendre aussi un os pour moi pendant que vous y êtes. Si je les désignais à la vindicte de la force publique, ça me vengerait. (Vous avez vu, j'ai du vocabulaire, c'est qu'il me reste encore des souvenirs du temps où je vivais chez les notables.) Seulement, j'ai les crocs à dévorer un facteur mais pas à tâter du gringalet Allons faire un tour vers les immeubles là où les poubelles sont pleines. 

     

    - :- :- :- :- :- :-  

      

      

     

    A suivre

     


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    Vie de Chien

    (conte naïf sorti de mon imagination, raconté à A. quand elle été plus petite)

     

    Parce que vous avez deux pattes, vous vous moquez en me voyant, vous pensez que ça ne doit pas être drôle tous les jours la vie de chien. Ce n'est pas moi qui vous contredirais. Allez vous asseoir sur le banc, là-bas à l'écart, sur la place du Chater à Francheville, je vais vous raconter mon histoire … 

     

    Pas le temps, trop tard, les gosses sortent de l'école et j'ai intérêt à tailler la route, car je suis leur souffre-douleur. A plus tard. 

     

    Kaï, Kaï, Kaï … Qu'est ce que je disais, ils me lancent des pierres en poussant des cris ? 

     

    - Alors le kleps, on s'le fait c'marathon ?  

    - T'as pas mangé aujourd'hui, prend c'cailloux ça t'tiendra au ventre   

    - Hé, les gars arrêtez, laissez ce chien pouilleux, j'ai des bonbons 

    S'écrit une petite blondinette avec des couettes.  

     

    Elle est gentille, mais si elle n'avait pas dit chien pouilleux, j'aurai mieux aimé. Remarquez, elle n'a pas tout à fait tort, c'est vrai que je sens mauvais, que je suis maigre et que j'ai sûrement des puces. Mais enfin on a sa dignité !  

     

         - Eh ! Qu'est-ce que t'as à m'regarder comme ça ? Tu veux ma photo, non mais des fois. Toutou à sa mémère, chienchien de famille. Il est bon le nonoss, elle est chaude l'eau du bain … 

     

    - :- :- :- :- :- :-  

     

       -  Si ce chien n'était pas si sale, je lui aurais bien demandé de venir jouer avec moi à la balle. Il n'est pas seulement sale, il est hargneux. Tiens, j'entends les enfants qui rentrent de l'école, chouette je vais aller me promener. J'ai vraiment envie de me dégourdir les pattes.-  

     

    - Sébastien, t'as vu le pauvre chien, il a l'air malheureux  

    -  Ouais ! T'arrives, j'ai faim et Fangio nous attend pour aller faire un tour à la rivière 

     

    - :- :- :- :- :- :-  

     

    Moi aussi avant j'avais une maison avec une gentille maîtresse et tout et tout … Un jour je les ai vus tout triste. Alors j'ai écouté ce qu'ils se disaient.  

     

    -  Ma chérie, c'est merveilleux cette promotion, le bébé va pouvoir avoir sa chambre dans notre nouvel appartement. Orléans est une petite ville mais plus grande que Francheville. Tu vas voir, tu te feras plein d'amies.    

     

    J'ai pas compris tout de suite ce que ça changerait pour moi, cette nouvelle si extraordinaire. J'avais bien des copains qui avaient vu débarquer un matin un petit paquet hurlant, puis gazouillant. Après une période de mise à l'écart la vie avait repris avec un compagnon de jeux en plus. Certains avaient changé de maison. Donc là rien de particulier, jusqu'au jour où j'entendis :  

     

    - Chéri, plus le temps approche, plus je suis triste à l'idée de devoir me séparer de Tommy. 

     

    Se séparer de moi (oui Tommy c'était moi). C'est ainsi que j'allais un beau matin dans une famille étrangère. Elle ne m'aima pas et moi je n'y fus jamais heureux. La maison se situait à une dizaine de kilomètres d'ici. Un jour de blues plus fort que les autres je me suis enfui et maintenant me voilà S.N.D.T. (sans niche du tout). 

     

    A suivre ...

     


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    Dimanche : C'est Chat

     

    Surprise  !

    Un nouveau chat est venu me saluer

    Très jeune je n'ai pu encore bien le capter

    Tant il s'ingéniait à bouger

    Etait-il en visite !

    Vient-il de s'installer !

    Il vous faudra patienter

    Je vous tiendrai au courant !

    Miaou

     

    Dimanche : C'est Chat

     

    Vous ne verrez plus

    L'écaille de tortue

    Il a déménagé

    Dimanche : C'est Chat

     

    Il reste dans mes pensées

    Et dans la galerie de portraits

      

     


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  • Photo de Ph; Dagorne 

    Messagère de l'espoir 

     

    Fendant l'air, sérieuse 

    Les ailes déployées 

    La mouette rieuse

    Vole vers sa destinée 

     

    Traversant l'océan 

    Venant droit de son île 

    Pose sur le continent 

    Sa sérénité tranquille 

     

    Avec elle, elle amène 

    La joie et l'espérance. 

    Pourtant au loin la haine 

    Crée des désespérances. 

     

    Les oiseaux de malheur 

    Fondent sur les peuples avides 

    D'une miette de bonheur. 

    Honte à l'ardeur fratricide ! 

     

    Désirs légitimes 

    D'honneur et liberté. ... 

    Un dictateur opprime 

    Ses frères en humanité 

     

    Ici la mouette privilégiée 

    Regarde le firmament 

    Devant l'horreur affichée 

    Vole vers Jonathan le Goéland 

     

    Ivre de liberté 

    De tendresse et d'amour 

    Loin de ses rêves brisés 

    Elle part sans détour 

     

    Là-bas de l'autre côté 

    Un peuple martyrisé 

    Enterre son cœur maltraité 

    Lève son drapeau retrouvé !!!

     

      

     


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