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    Exposition

     

    Sauvage, telle la côte 

    Bousculée par la houle, 

    Le poète, côte à côte 

    Au milieu de la foule, 

    Sert des mains, souriant. 

     

    Regarde tel olibrius, 

    Petits fours en bouche, 

    Coupelle au bout des doigts, 

    Lui dire, qu'il aime sa poésie. 

    Lui, qui n'a jamais lu ses mots 

    Ni dégusté le nectar de ses rimes. 

     

    Le poète se laisse envahir 

    Par le murmure bruyant. 

    Il s'extirpe du lieu, fuit le présent...

    Telle dame, la bouche en cœur, 

    L'œil brillant : - ainsi c'est vous, 

    Comme vos clichés sont délicieux, 

    Essuyant sur ses lèvres la fine pâtisserie -

    Devient floue puis mouette criarde 

     

    L'océan doucement joue pour lui 

    La plus belle des mélodies. 

    Assis sur la dune le regard absent 

    Il revit les instants merveilleux, 

    Où la force de son amour 

    Le poussait à s'unir aux vagues attirantes.  

    Il délire dans la ruée bourdonnante ... 

    Puis soudain il le voit venir. ....

     

    L'émotion bouleverse le vieil homme 

    Son regard va admiratif du Sanaga 

    A l'homme des mots. Le choc des photos 

    L'oblige un instant à poser sa mémoire. 

    J'étais là il y a quarante ans mon ami 

    Je l'ai vu sombrer, vous le ressuscitez 

    Vous lui donnez une telle aura.

    Pour ce bonheur : Merci 

     

    Le poète aux photos magiques 

    Sent monter en lui une douce musique  

    Une brise légère caresse son front.

    La vague chamarrée des  toilettes estivales 

    Les parfums mélangés des corps agglutinés 

    Le grisent. Pour ce seul regard du passé. 

    Il saisit une coupe, pétillante de malice 

    Il est heureux, d'être en exposition.  

     

    Juillet 2011 

      

    Tous mes écrits sont des fictions partis parfois d'une photo ou illustrés avec une photo 

    sauf mes écrits de voyages


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    Séquoia

     

    Venant tout droit des Amériques 

    Traversant les airs sur l'aile du vent 

    Tu es venu agrémenter ce domaine.  

    Côtoyant cèdres, pins, hêtres et chênes 

    Des arbres de ce parc tu es le plus grand  

    De toutes ses essences tu es unique. 

     

    Tu m'as séduite un jour de juillet 

    Beau majestueux centenaire 

    La tête dans les nuages  

    Plus haut que les étages  

    Tu as belle prestance, fier  

    Installé dans la haie de mon jardinet 

     

    Si du soleil parfois tu fais barrage 

    Ton ombre calme ses ardeurs 

    Les oiseaux chantent à tue-tête 

    La neige te fais un habit de fête 

    Les chats cheminent en douceur 

    Perdent leurs repères : naufrage.

     

     

     

    Bel arbre venu des Amériques 

    Près de moi tu es unique

     


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  •  Hiver 

     

    Sur le macadam ... flip, flop, tombe la pluie ... 

    La neige pose son blanc manteau d'hermine, 

    La terre s'endort doucement sans bruit, 

    Pour les oiseaux pas la moindre vermine.

     

    Les grands arbres revêtent leur parure,

    Les charmilles se parent de diamants,

    Les ruisseaux prennent la posture, 

    Sous des miroirs étincelants 

     

    Un lièvre surprit laisse sa trace 

    Sur la prairie immaculée, 

    Le vent aussitôt efface 

    Le passage de l'affolé. 

     

    Au loin un chien aboie, 

    Seul le silence lui répond. 

    La nature reste sans voix, 

    Le ciel se noie dans l'horizon. 

     

    Sortant en volute des cheminées, 

    La fumée s'élève au firmament. 

    Est-ce en signe de Paix ?

    En gage d'apaisement !

     

    La neige tombe sans bruit 

    Volant parfois une vie ..

     


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    Coup de gueule

    Photo du net

     

    Coup de gueule 

     

    A tous ceux qui sans complexe 

    Se sont servis de leur sexe, 

    Pour leurs fantasmes, assouvir, 

    Sachez que je puis vous haïr.

     

     

    Vous, qui par vos coupables pulsions, 

    Avez mis en état de soumission 

    Des enfants en pleine innocence,

    Pour vous, je n'ai aucune indulgence

     

     

    Vous, enfants victimes d'outrage,

    Il vous faut beaucoup de courage 

    Pour effacer de vos corps la salissure 

    Car jamais ne se referme la blessure 

     

    A tous ceux, qui sans complexe 

    Mènent leur vie loin du contexte 

    Du mal qu'ils ont un jour fait subir 

    A ces vies sacrifiées à en mourir 

    Vous êtes cause de désespoir 

    De ces peurs d'aimer et de croire. 

     

    Vous, dont l'enfance fût entachée 

    De soumission, d'abus d'autorité 

    Vous n'êtes en rien coupable, 

    Seul l'adulte est responsable, 

    Même si à l'âge des expériences 

    Vous avez ressenti l'attirance.

     

    Pour tout le mal que tu as fait 

    Sache qu'à jamais je te hais 

     

    Jacqueline juillet 2010

     

    Fait écho à la barbarerie actuelle

    Texte non autobiographique

     


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  • Haïti

     Photo du net

     

    Haïti 

    C’était au temps passé
    La nature chatoyante
    Les arbres flamboyants
    Les hommes et les femmes
    Sur le champ se courbaient.


    Heureux êtes vous ceux
    Dont les yeux ont contemplé
    Un présent
    Qui n’est plus que passé
    Quel avenir dans le futur
    Pour les jeunes générations!!!
    Heureux sont qui ont vu …
     

     

    Souvenez-vous c'était le 12 janvier il y a 3 ans 

    Le poète ne juge pas ... il dit

     


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