•  Lyon 10 janvier 2010

     

    Neige 

     

    J’écoute le silence 

    J’entends battre mon cœur 

    La neige lourde et dense 

    Apaise les ardeurs 

     

    Quelques oiseaux volètent 

    A la cime des grands cédres

    Les enfants entre eux jettent 

    Des boules de neige tendre

     

    Sous cette beauté virginale 

    Se cachent des détresses 

    Dont les issues fatales 

    Atténuent l’allégresse 

     

    Sans aucun état d’âme 

    Le ciel déverse sur terre 

    Beauté mais aussi larmes 

    Et mon cœur désespère 

     

    Tombe, tombe la neige 

    Pour grossir le ruisseau 

    Rendre à la terre vierge 

    L’espoir du renouveau

     


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  • Légendes bretonnes

     Photo Ph. Dagorne

    Légende bretonne 

     

    C'était dans la nuit des temps 

    Quand la terre n'était qu'océan 

    Surgit du fond des abysses 

    Ce granit chanté par Ulysse 

     

    Ainsi naissent les continents 

     

    Les vagues se heurtent aux dunes 

    Bercées par l'humeur de la lune 

    Puis repartent se mêler aux flots 

    Dans l'attente de nouveaux assauts 

     

    Ainsi vivent les océans 

     

    Parfois quelques réfractaires 

    Restent éloignés de la terre 

    Il en est ainsi des îles 

    Consommant cachées leur idylle 

     

    Ainsi aiment Groix Belle-Ile et Ouessant 

     

    Sur la plage de sable fin 

    Foulée au pied par les iliens 

    Il est un rocher cœur de pierre 

    Drossé par la mer en colère 

     

    Ainsi hurle de fureur le vent 

     

    Il est un rocher caressé 

    Au souffle des Alizées 

    Revêtu d'une tunique lichen 

    Espérant la venue d'une Sirène 

     

    Ainsi rêve le prince charmant 

     

    Venant des profondeurs abyssales 

    Parée de sa robe nuptiale 

    L'algue verte éblouissante 

    Offre au granit son cœur d'amante 

     

    Ainsi naissent les légendes

     


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  •  

    Ph. du net

     

    Tempête 

     

    Soudain le silence se fit 

    Les oreilles du chat frémirent 

    Les oiseaux aux nids se blottirent 

    Seul l'homme était sans souci 

     

    Le vent dans la ramure 

    Devint alors pressant 

    Devint alors violent 

    Bousculant la nature 

     

    Au loin au bord de l'océan 

    Déferlaient les vagues en folie 

    A l'assaut telles des furies 

    Drossaient barques et gréements 

     

    Déchaînement de violence 

    Les arbres se pliaient sous le joug. 

    Les toitures comme des joujoux 

    S'envolaient, prisent de démence. 

     

    Les rivières sortaient de leurs lits 

    Envahissaient ceux des humains. 

    Les lamentations fusaient en vain 

    Aux cieux, sans cesse et sans répit 

     

    La tempête sans état d'âme 

    Continuait sa route de désolation 

    Sans rimes et sans raisons 

    Semant désastres et drames 

     

    Le calme s'abattait sur la nature 

    Le chat errait désemparé

    Les oiseaux n'osaient plus chanter

    Les hommes pansaient leurs blessures  

     

    Après la pluie le beau temps

     

     

    Ecrit après la tempête Xyanthia

     

    Surprise de vos références à l'apocalypse pour un poème écrit il y a presque 3 ans

     

     


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  •  

    Lumières

     

    Lumière

     

    Sous les dalles de la chapelle 

    Court une source : eau de vie 

    Dessine des fresques abstraites 

     

    Rayonnant au travers du vitrail 

    Facétieux le soleil pose 

    Sa palette sur dalles grises 

     

    Eau et lumière s'harmonisent 

    Le ciel et la terre complices 

    Ravissent l'âme du passant

     

    Lumières 


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  •  

     

    Le vallon m'accueille

     

    Sur un tapis de feuilles

     

    Couleurs chamarrées

     

    L'été s'en est allé

     

    Ainsi va la vie

     

    Mélancolie

     


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